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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 01:20

 

Le dossier du jour Edition du 6/10/2012 

Sa beauté n’a d’égale que l’ampleur de ses problèmes
Tablat, une localité où on pourrait mieux vivre
Par Farid Houali 


Richesse - La beauté et la diversité des paysages de la région de Tablat sont typiques. Celui qui visite cette région pour la première fois, la découvre comme un spectacle plein, vibrant et reposant.

La commune de Tablat se situe en plein cœur de l'Atlas tellien, à 130 km au nord-est de la wilaya de Médéa à laquelle elle est rattachée administrativement et à 65 km au sud d'Alger. Elle est considérée comme l’un des arrondissements les plus anciens de l’Algérie. Le printemps y est présent presque toute l'année.
Pour y parvenir, nous avons, en ce lundi caniculaire du mois d e septembre, dû emprunter le chemin le moins long, via Larbaâ (wilaya de Blida). Seulement 88 km séparent les deux localités.
Accidenté et serpenté dans la majorité de ses tronçons, le parcours n’est pas du tout facile à faire. «Cette Route nationale N°18 qui mène jusqu’à Sidi Aïssa dans la wilaya de M’sila et Sour El-Ghozlane dans la wilaya de Bouira, est tristement célèbre pour le grand nombre d’accidents survenus ici et là», témoignent des automobilistes.
Le plus grand danger est représenté par les semi-remorques qui le sillonnent à longueur d’année. La beauté du paysage est en outre entachée par le spectacle des arbres calcinés l’été écoulé par les feux de forêt.
Un spectacle qui témoigne une fois de plus de l’inconscience de l’homme quant à la préservation des espaces végétaux. D’ailleurs l’odeur des cendres éparpillées par le vent nous a accompagnés tout au long du voyage. A mi-chemin entre Larbaâ et Tablat, nous découvrons une paisible localité, Souhane.
Dépendant administrativement de la wilaya de Blida, cette «petite» commune représente le point limite entre cette dernière et la wilaya de Médéa. Ici on ne peut que remarquer la propreté des lieux.
«C’est un point positif parmi tant d’autres de notre commune. Il ne faut pas trop se poser de questions, mais nous reconnaissons que depuis la venue de l’actuel P-APC, notre commune s’est petit à petit, réveillée de son hibernation après de longues années de disette», assurent des citoyens rencontrés non loin du centre de santé de la localité.
Ce dernier, chose rare dans nos centres de soins, «dispose de tous les moyens assurant son bon fonctionnement», ont souligné à ce propos, un médecin psychologue et un infirmier rencontrés sur place. Aux alentours, une Maison de jeunes bien équipée est également mise à la disposition des jeunes de la localité. Les citoyens ont aussi salué «l’abondance de liquidités dans le bureau de poste de Souhane».
Un exemple que l’on devrait suivre dans les autres bureaux de poste.
Cependant, l’on se plaint beaucoup de la rareté du transport ainsi que du chômage qui n’en finit pas. «Un problème qui dépasse les capacités de la commune», selon les explications fournies par le P-APC qui a promis «une meilleure prise en charge dans un avenir proche».

 

La hantise de l’hiver 2012

Inquiétude - Les habitants n’ont pu cacher leur crainte d’un hiver semblable à celui de 2012 puisque «cette expérience n’a pas servi de leçons».

Aux portes de l’hiver, les Tablatis redoutent une forte pénurie en gaz butane. Un manque qui n’a pas été sans causer des désagréments aux populations durant la tempête de neige qu’ont connue certaines villes de l’Intérieur en février dernier. «Personne ne s’attendait à ce que cette tempête soit aussi rude.

En l’espace de quelques jours seulement, on se retrouve pris entre le marteau d’épaisses couches de neige et l’enclume du manque des bonbonnes de gaz butane. Nos camionneurs ont dû passer des nuits durant au dépôt de Beni Slimane pour revenir bredouilles.

Notre salut, on ne le doit qu’aux gendarmes et autres militaires, qui outre l’escorte des camions Naftal, ont libéré les routes menant à notre localité et les villages avoisinants», a témoigné Djilali, commerçant, affirmant que «les responsables municipaux attendaient que les chemins soient bloqués pour intervenir et ainsi acheminer les bonbonnes de gaz à temps». Et maintenant, qu’«attendent les élus pour prendre les dispositions nécessaires ?», s’est-il interrogé. Et c’est cette même question qui revient sur toutes les lèvres. «Avant de parler des dispositions à prendre s’agissant de garantir une disponibilité de la bonbonne de gaz butane, il faudrait souligner d’abord qu’il est inconcevable que notre région ne soit pas raccordée au gaz de ville», a souligné, pour sa part, Hamid, camionneur-livreur de gaz butane.

Selon lui, il est impératif de faire bénéficier la région de Tablat en gaz de ville d’autant qu’un gazoduc traverse les montagnes proches. «On a à maintes reprises vu des "experts" parcourir ces montagnes. Ils partent et ils reviennent mais sans rien apporter à notre région. Du côté officiel, ce ne sont que des promesses qui tardent à se concrétiser. En attendant, préparons-nous à nous prendre en charge nous-mêmes comme c’est le cas à chaque fois», a-t-il encore souligné.

Pour les Tablatis, «les interventions incessantes des gardes forestiers ont fait que même le bois n’est pas disponible. On a beau essayer de remédier au manque de gaz en allant couper du bois dans les forêts des environs mais les gardes forestiers s’y sont toujours opposés.

Il est formellement interdit de toucher aux arbres avec vos tronçonneuses. Allez chercher un autre moyen pour vous réchauffer ailleurs que la forêt, nous dit-on à chaque fois», a assuré Abdellah, enseignant.

Pour lui, il est certes légitime de protéger la végétation, mais il ne faudrait pas que ce soit au détriment de la santé des populations. Rappelons que parfois, la température avoisine 0°C ici.


Fateh Djeghdali (*) à InfoSoir

«Parfois, le citoyen manque d’objectivité»


InfoSoir : Des citoyens de votre commune affirment que votre mandat a été marqué par des manquements flagrants…

F. Djeghdali : En tant que responsable, il est impossible de satisfaire tout le monde. On ne peut en aucun cas plaire à tous les Tablatis. Parfois, le citoyen se veut à la place de ce responsable sans pour autant prendre en compte la lourdeur de sa tâche. Ce qu’on a pu réaliser jusque-là témoigne en notre faveur. Parfois, le citoyen manque d’objectivité.

Pourtant, le gaz de ville est inexistant alors qu’un gazoduc passe juste à côté…

Vrai. Mais ce gazoduc qui passe par Tablat et dont le point de chute est Sidi R’zine, n’est pas fonctionnel. Mais le levier topo a été fait pour toute la région, concernant ce gazoduc et tout a été remis à la Direction de l’énergie et des mines (Demi) par le biais de la wilaya. La Demi est en train d’accélérer les choses puisque les études ont été faites, les cartes sont prêtes et la réalisation ne va pas tarder. Tout dépend du ministère de l’Energie. Probablement, le premier trimestre de l’année prochaine.

Et qu’en est-il de la disponibilité de la bonbonne de gaz ?

Des espaces sont déjà réservés au profit de Naftal afin que la situation vécue l’hiver écoulé ne se répète pas.

Et les logements sociaux attribués à des étrangers à la commune ?

Tout dépend ce que l’on appelle étranger. Si le bénéficiaire vient d’un village des environs, pour moi c’est un citoyen de la commune. Rien de plus.

Certains citoyens disent que l’eau ne coule dans leurs robinets qu’une fois tous les cinq jours…

Ce n’est pas vrai. L’alimentation des différents quartiers du chef-lieu de la daïra de Tablat se fait une fois tous les trois jours. Cette situation est due en premier lieu à l’inexistence d’aires de stockage capables de contenir toutes les quantités qui nous parviennent des sources.

Et il faut noter dans tout cela que notre commune fait partie des deux seules communes de la wilaya de Médéa où l’eau est gérée par les services municipaux de la production jusqu’à l’exploitation. A tout cela s’ajoute le problème de l’usure de la tuyauterie qui ne résiste pas longtemps à une eau calcaire.

Autre chose : reconnaissons que l’APC ne dispose pas d’assez de moyens pour assumer cette tâche à elle seule. Donc, il faudrait attendre l’arrivée de l’Algérienne des eaux (ADE) pour que cette épineuse question soit réglée définitivement une fois la localité alimentée du barrage de Koudiet Tassardount. Autrement dit : d’ici à mars 2013, les choses rentreront dans l’ordre et nous promettons de l’eau 24 h sur 24.

On a également relevé l’inexistence d’un hôpital…

L’histoire de l’hôpital de Tablat (un don saoudien) est connue de tout le monde. Sa réalisation a été confiée par le passé à un entrepreneur américain qui s’est avéré incapable de concrétiser le chantier. Ce qui a contraint les responsables algériens à résilier son contrat. Après un arrêt forcé, le chantier a été relancé. Et c’est une entreprise algérienne qui s’en occupe.

Cette même entreprise ayant connu des soucis financiers avec les Saoudiens, a à son tour, arrêté les travaux depuis près d’une année. Pour notre part, nous faisons des pieds et des mains afin que le projet redémarre.

F. H.

(*) P/APC de Tablat

 

POUR COMPLETER LA SERIE D'ARTICLES ET REMERCIER LE LECTEUR , AUTEUR DU PREMIER COMMENTAIRE


Une cantine pour… 700 écoliers



Constat - Plus de 700 écoliers se bousculent pour se restaurer au niveau d’une seule cantine dans des conditions d’hygiène déplorables.

Les trois établissements scolaires primaires du centre ville de la commune de Tablat, à savoir : l’école Chahid Saoudi-Ahmed, et les deux écoles Chahid Si Lakhdar 1 et 2 qui accueillent plus de 700 écoliers, n’ont, jusqu'à ce jour, qu’une seule cantine. Cette dernière était encore en réfection lors de notre passage. Trois trépieds (tabouna) n’inspirant pas confiance, traînent dans un coin de la cuisine près d’un même nombre de bouteilles de gaz.
Le parquet est d’une extrême saleté, les vitres dont certaines sont brisées, dénotent que l’entretien est le dernier des soucis ici. Le responsable nous dit : «Regardez par la fenêtre, les enfants peuvent se délasser entre le repas et la reprise des cours dans ce jardin pour leur éviter l’oisiveté et les dangers de la rue.» En vérité, cet espace n’a rien à voir avec un jardin.
C’est un véritable champ envahi de ronces. «Trois éléments recrutés dans le cadre du filet social, s’occupent de la cuisine», nous disent certaines personnes chargées de la restauration. Une information que le P/APC de Tablat, Fateh Djeghdali, dément. «Nous avons un cuisinier titulaire d’un diplôme délivré par le Centre de formation professionnelle (CFPA) et deux assistants qui émargent effectivement aux registres des bénéficiaires du filet social», nous dit-il.
Et de souligner également qu'«il s'agit particulièrement d'agents affectés au niveau des réfectoires pour servir sur place des repas chauds aux élèves». A cet égard, rappelle-t-il, même si la rémunération des bénéficiaires de ces emplois est assez modeste, puisque de nature sociale, il n'en demeure pas moins qu'ils sont par ce fait même éligibles aux avantages de la sécurité sociale. Ce responsable semble ne pas être au courant que cette cantine est dépourvue des principaux équipements, à savoir les armoires frigorifiques et une cuisinière pour remplacer les réchauds qui sont un véritable danger. Les sanitaires des deux écoles Chahid Si Lakhdar sont dans un état lamentable. L’alimentation des écoliers en eau potable se fait depuis une citerne exposée au soleil à l’entrée de l’Etablissement scolaire Si Lakhdar 1. Pour faire un état des lieux au niveau de l’école Saoudi-Ahmed, le chef de l’établissement a affiché un niet catégorique à notre visite.
Il a même refusé de s’entretenir avec nous . «Je n’ai pas besoin de transport scolaire. Et pour la cantine, les enfants se restaurent au niveau de la cantine située au niveau de l’école Chahid Si Lakhdar», nous dit-il devant le portail de l’établissement qu’il nous ferme au nez.

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commentaires

el 3tchane 10/12/2012 12:28


goul el sid el mir yatlagna el maa. enchefna.15 jours bezzef.woula nestanou el francisse "l'algerienne des eaux".nechtkou el di gool rahou djaii yadhi esmana.

un de chez nous 09/12/2012 12:15


Ya Pierrot le francisse tu tapes à côté.Tu es comme tous les autres, parlotter uniquement.

jacquie la negresse 09/12/2012 09:59


Alors celui-là! Il ne connait personne de personne et rien de rien et il ose dire que le Nègre du bataillon est assis à ne rien faire (inactif ) Inoffensif oui mais pas inactif - tu te trompes
Monsieur ACTIF POUR LE NOUVEAU MAIRE (Activité de l'entrepreneur qui finance la corruption des achats des voies et des voix de tout qui peut donner des dividendes car il ne sait pas gagner sa vie
autrement que par la corruprachie comme a dit quelqu'un)


Le salut à Pierrot qui voit juste car il est né de l'autre côté (en fait tu te trompes "chez eux" corriges ton axe de vue)

Pierrot le breton 09/12/2012 09:15


Oui mon ami jacquot !


Moi je l'ai identifié le "un de chez nous" qui n'a rien compris mais se prend pour le "Morveux de Napôléon" en fait il ressemble à un "demi Imam comme dit l'autre" car lil n'hesite pas à
confondre entre la philosophie et la corruoprachie (dont l'élite est celle de Khalifa ) bien  sur ils sont trés forts ceux là (je veux dire les morveux qui se mochent à coté de leur nez)


Bien à toi l'ami car tu fais partie de Hezb França toi aussi "


Pierrot le Breton j'ai dit

le demi-fou et demi-sage 08/12/2012 19:15


Malheureusement mon ami Pierrot,il n'y a plus d'élite,et beaucoup plus de fous que de sages.depuis que  les immams(demi-immam: 30 versets)font des détournements alors maintenant à qui se
fier.

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