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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 10:43

 

APPEL A TEMOINS

Je profite de la prochaine tenue de la rencontre préparatoire du colloque sur l'écriture de l'histoire de la région et surtout, du thème qui a été retenu ( la guerre d'indépendance) pour vous informer que lors d'une de mes recherches sur la toile, je suis tombé sur un article écrit sur le Titteri par un certain Georges Bouchet.

Cet article est accessible sur  ce lien  http://www.alger-roi.net/Alger/titteri/textes/1_titteri_introduction_bouchet.htm.

En parcourant cet article, fort documenté par son auteur, j'ai rapidement cherché la partie concernant Tablat. Je vous fais grâce des détails relatifs aux origines de notre ville, de sa géographie et de sa composante humaine. Ce qui attiré mon attention, c'est un passage relatant une embuscade tendue le 24 février 1956 par nos valeureux moudjahidine à la soldatesque ennemie. Dans ce passage,repris ci-dessous, nos combattants sont traités de sanguinaires et de violeurs d'enfants ! ! !

Extrait du livre " Le onzième commandement " page 402

Le matin du 24 février sur la route de Sakamody, au col des deux-bassins, un car qui desservait journellement Bou-Saada, une Aronde, une Peugeot 403 et un camion sont successivement tombés sur un barrage de rebelles en tenue militaire.

Un sous-officier musulman se trouvait parmi les quelques passagers du car. Les fellaghas l'ont tué et ont forcé le chauffeur et les passagers, tous arabes, à basculer le véhicule dans le ravin avant de les laisser partir.

L'Aronde est arrivée ensuite avec 5 touristes, la famille Salle, des gens de Bretagne, qu'accompagnait un ami parisien. Ils revenaient eux aussi de Bou-Saada. Les détails de la tuerie n'ont pas été publiés, mais ils ont été vite connus. Le mari garrotté a pu voir sa femme, sa belle-mère et sa petite fille de 7 ans violées et tuées avant d'être égorgé à son tour comme son ami. Viol et égorgement, toujours ce rituel de possession et de sacrifice.

La Peugeot 403 est alors apparue et les deux passagers, un architecte d'Alger, José Ritter et son assistant musulman, ont été également égorgés. Le chauffeur du camion, Georges Comte, est mort d'une balle dans la tête alors que ses 4 arabes demandaient aux tueurs de l'épargner, c'était leur patron, un bon patron. Les fellaghas leur avaient répondu : " Voilà pour les bons patrons ".

Les fellaghas sont ensuite allés massacrer les habitants d'une mechta voisine qui les avaient mal reçus, massacre dont les voix du FLN accusèrent l'armée selon l'usage : les villages voisins qui savent apprennent la leçon, l'étranger qui ne sait pas condamne la France.

Vous comprenez, maintenant, pourquoi j'ai intitulé le sous-titre "APPEL A TEMOINS" : je demande à toute personne qui viendrait à lire cet article de faire l'impossible pour prendre contact avec les moudjahidine encore en vie et ayant effectivement participé à cette embuscade pour que la Vérité soit dite. Il faut apporter un démenti cinglant à ce soit disant "historien" qui sera contacté pour la circonstance.

Djamal TIDJANI

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commentaires

Sellali Mohammed 28/02/2011 10:08


Assalamou Allikoum,
Enfin, ta patience, a payé Djamel, peux- tu me communiquer les coordonnées, de ce monsieur Tidjani, auteur du commentaire N°15 qui vient de détruire les allégations mensonges, et affabulations de
ce Bouchet? Doumtoum fi ri3ayati ALLAHI wa hifdhihi.MOHTABLATIELOUARGLI.

P/S : moi, j'avais deviné qu'il y avait beaucoup de désinformation, c'est pour cela que j'avais pensé à la SAS.


Djamal TIDJANI 16/02/2011 21:08


Pour une surprise, elle est de taille !!!
Moi qui cherchait des témoins occulaires ou des moudjahidine ayant participé à cette fameuse embuscade, je ne savais pas que mon propre oncle Si Mohamed Tidjani, l'oukil judiciaire (
Allahtarhmou)et son fils, Ahmed, y étaient présents !!!
Merci, cousin. Je viendrais très prochainement chez toi pour faire un petit reportage vidéo.Sacré cachotier !

Ceci étant, je prie Dieu pour que d'autres témoins se fassent connaitre.
A +


DIDI 16/02/2011 18:06


As SALAM AALAIKOUM
Monsieur TIDJANI,
Permettez moi de vous présenter tout d'abord mes reconnaissants de votre personnalité et vous remercier de votre intervention d'avoir clarifie cette situation qui est l'embuscade de Sakamody que
certains veulent salir notre révolution; ils ont oublié les actes sauvages du colonialisme.
L'association a besoin des témoins oculaires comme vous. Merci de vos repères.
à la prochaine INCHA ALLAH


tidjani 16/02/2011 15:45


Je suis un vrai tablati puisque ne à Tablat centre le 15 Janvier 1930.Je me permets de vous donner quelques signes precurseurs de Notre Revolution. J ai ete eleveà l ecoleSarrouy et je residzis
chez Si Mohammed Djillali à la rue de la Bombe à Bab djedid. C'est ainsi qu'en 1945,cmme à l'accoutumeè,je descendais voir mon oncle Cherifi Abdelkader qui habitait 8 Rampe Valèe. Et un 8 Mai
1945,nous nous trouvionsà la rue Randon au milieu d'un cortège qui allait procèder à une à une marche pacifique.Après avoir travervè la rue Henri Martin,nous ètions arrivès à hauteur du cinèma Le
Casino à la rue d'Isly d'alors.Subitement nous avons ètè mitaillès par des personnes en civil.J'ai vu un jeune homme s'affaisser et mourir à mes pieds.j'ai su par la suite qu'il s'agissait du jeune
Belhaffaf.D'ailleurs une plaque commémore cet endroit. vxw q
En 1948 nous acheté une villa à la Redoute au 31 rue David d'Angers.Quelques jours après y avoir habité,nous avons constaté,le surlendemain une inscription à la craie "Abdeslem":mon père en fin
politicien m'a ordonné d'effacer ce nomet d'ecrire à sa place le mot "ABDELKRIM".Je n'avais pas compris et j'ai demandé des explications à mon père qui m'a répondu:Abdeslem est un traitre mais
Abdelkrim est un nationaliste.Et ce fut le début du contact avec les éléments latents qui allaient émerger par la suite :les frères Madani,le tailleur Hassen mort au champ d'honneur dans la région
de Tablat, le chauffeurnde txi Saddou avec sa fameuse"Hostisch" au réservoir d'essence à double fond très utile pour le manège entre Aalger et la Kabylie.Puis Didouche Mourad qui a apparu
secrètemznt et a embrigadé mon jeune frère Abdelkrim qui activera longtemps sous ses ordres.Je mesouviens d'un jeune qui paraissait chétif dans sa tenue chinoise etn se déplaçait furtivement pour
se réfugier et dormir chaque soir dans un local scout tenu par mon jeune frère Abdou.Bien après j'ai su qu'il s'agissait du fameux heros Debbih Cherif avec sa fameuse mitaillette qu'il portait
toujours sous sa veste de chine....Mais avec mon Bac obtenu en 1952 je n'arrivais pas à obtenir du travail.J'ai alors seconé mon père qui, était Oukil judiciaire (avocat=.Alors que l'Algèrie était
à feu et à sang notre petit monde de Tablat comme l'appelait notre ancier maitre Halès dormait paisibleùmrnt au fond du lit de sa rivière El Had.Etleréveil fut brutal un certain 24 Février 1956
.Ettoute la presse d'alors parla de l'embuscade de Sakamody(que certains désignaient par Chacal maudit).J'étais présent ce jour là:je rentrai de Tablat sur Alger avec mon père ( Que dieu ait son
àme) dans une Renault Frégate toute neuve.Après avoir dépassé le col des Deux bassins,je roulai tranquillement dans une route quui serpentait majestueusement quand j'aperçus entre deux monticules
de terre le car de la SATAC (ligne Alger Boussaada) à l'arret._Les v oyageurs se tenaient debout derrière le car avec des militaires au nombre de 2 ou 3.J'aipens" qu'on allait fusiller tous les
civils algériens;j'ai alors arreté ma voiture et j'ai dit à mon père " je crois que ntre heure est arrivée.Allons mourir avec nos frères".Je descendis de voiture et me dirigeai vers les autres
voyageurs quand un militaire m'ordonna "Halte" en français,j'ai continué à marcher tout en prononçant doucement ma "chehada;je vis ce militaire me mettre en joue et appuya sur la gachette de son
mousqueton;j'ai bien entendu le déclic mais le coup n'était pas parti alors que des coups de sifflet strdents se faisaient entendre dans le bosquet de pins:j'ai vu alors le militaire palir et dire
enarabe "qui es-tu?:j'ai répondu;"je suis musulman".C'est alors que j'avais compris que j'avais affaire à des Moudjahidines qui ont commencé à la vérification des identités des voyageurs.Ils ont
déniché un élève officier qui rentrait de Boussaada.Ils ont parlementé avec lui et certainement devant son refus,ils l'ont abattu.Ils ont demandé aux voyageurs apeurés de ousser le car dans lr
précipice alors que le chauffeur (un farançais) était toujours au volant: il a du¨se sentir, en danger car il a sauté dans le ravin et sauver sa peau.Une raffale de mitraillette a été tirée dans sa
direction??????.Unevoiture ,une Aronde Simca est arrivée par la suite avec des personnes à l'intérieur.Pour éviter certainement une autre bévue mon fameux militaire a demandé aux occupants leurs
pièces d'identité.L'un d'eux a surement compris qu'il s'agissait d'une embuscade,a porté sa main à la boite à gants.Un homme en tenue militaire a aussitot laché une raffale de mitraaaille sur, tous
les occupants.Ensuite une autre voiture est arrivée d'ou¨est sorti un monsieur qui tentait d'expliquer qu'il était un italien et demandait à mon père d'intervenir en sa faveur;il a été abattu.J'ai
entendu ensuuite un autre coup tiré sur le chauffeur d'un autre véhicule ...J'ai senti derrière moi mon fameuxmilitaire qui essaya de me piquer un doigt avec la la lame de son canif,certainement
pour m'oter ma frayeur;je lui ai dit "non,je n'ai rien mais partez ,vous etes restés trop longtmps".Ils se sont aussitot volatilisés.Juste après j'ai vu arriver des militaires français dont un
lieutenant que j'avais vu auparavant au golf à la Redoute;j'ai fait l'ignorant et j'ai demandé" mon lieutenant que s'est il passé je viens d'arriver,comme je descends sur Alger je vais avertir les
gardes forestiers plus loin;comme il a été affirmatif, j'ai alors fonçé avec la ferme intention de ne pas donner aucune alarme.Tout en conduisant je cessais de penser à mon destin;Ona tiré sur moi
et le coup n'est pas parti et surtoiut les militaires français qui auraient pu,en voyant ma voiture intacte au milieu de ce massacre,pouvaient très bien nous abattre et rejeter la faute sur les
autres.Grace à Dieu ,j'étais en vie.Mais juste avant d'arriver à l(Arba ,j'ai aperçu un camion plein de moutons que j'ai remarqué à l'arret près du lieu de lembusvcade ;j(ai demandé à mon père ce
chauffeur risque de nous trahir;je l(ai doublé et je l'ai arreté;j'ai remarqué un chauffzur avec 2 voyageurs à ses cotés et je lui aui dit;tu étais là-bas avec nous,alors fais attention,tu n'as
rien vu et tu n'as rien entendu;si tu parles tu es un hgomme mort;il ne m'a pas répondu mais son voisin au burnous a retiré son capuchon et j'ai reconnu mon fameux militaire qui avait tiré sur
moi;il m'a répondu"tu peux partrir tranquille ;je les ai déja avertis".Quant j'ai annoncé cette nouvelle à mon père ,iul n'en revenaitpas.Sur les lieux nous n'avions pas remarque un triste individu
de BeniSlimane qui a clamé par la suite que l'avocat Tidjaoui et son fils étaient présents sur les lieux.Ce qui nous a valu une convocation en bonne et due forme auprésdu Tribunal Militaire de la
rue Cavaignac;comme mon père était malade,j'ai du m'y rendre tout seul.Dans le couloir j'ai remarqué un prévenu avec ses chaines entre 2 gendarmes;j'ai fait semblant de ne pas le voir car j'ai
compris qu'il s'agissait de mon fameux militaire qui essayait à l'aide de ses chaines d'attirer mon attention;je me suis dit en moi mème cesse de faire l'imbecile tu vas te trahir?;je crois qu'il a
compris mon indifférence car ilest devenu subitement très pensif.; l'un des 2 gendaarmes est allé rapporter ce manège au magistra du tribunal;ce dernier m'a demandé"commetu étais aussi présent à
l'embuscade,tu peux nous d"signer l'un des hommmes qui y a participé et on a aligné une douzaine d'hommes devant moi;dans ce lot ,je lui ai montré au hasard un individu que je n'avais vu auparavant
et j'ai dit"il me semble que c'est cet homme en tous les cas illui ressemble".En écrivant ces dernieres lignes,j'ai vraiment senti de chaudes larmes couler de mes yeux et un vif sentiment de
patriotisme envahir tout mon corps.C'est normal car jen suis le fils d'un homme qui a toujours combattu le colonialisme en ayant pour leitmotiv:l'école avant la mosquée. AU REVOIR ET A UN PROCHAIN
CHAPITRE SI DIEU LE VEUT "


Djamal TIDJANI 15/02/2011 10:29


Assalam Alaîkoum,

Je savais que la Vérité, avec un grand " V " eclaterait bien un jour !

Merci, Ahmed, d'avoir apporté votre précieux témoignage qui sera ajouté à tous ceux qui seront recueillis par notre association.

Comme tu le sais, il faudrait étoffé avec un peu plus de précisions et de détails ton récit pour qu'il puisse être pris en considération et de manière irréfutable par notre association.
Tu pourras me contacter au travers de mon adresse e-mail.
Merci encore et à +


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