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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 23:55

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Ce mercredi 28 avril 2010 s'est ouverte, à Tablat, la rencontre sur l'histoire de la région de Tablat et de ses environs et ce sous l'égide de Monsieur le Wali de Médéa. Les travaux de cette rencontre se poursuivront encore durant la matinée du jeudi 29 avril.

Que pourrions nous dire, de prime abord, sur l'organisation de cette importante manifestation culturelle si ce n'est que pour un  coup d'essai, c'est un coup de maître !

En effet, sous la houlette de Messieurs Gahar Ali, le Chef de la Daira de Tablat et de Fateh Djeghdelli, notre Président d'APC et du soutien inconditionnel de Monsieur le Wali de Médéa, s'est tenue, pour la première fois dans l'histoire de la ville de Tablat, une rencontre de pareille envergure et ce par le nombre et surtout  par la qualité des conférenciers invités à débattre, pendant deux jours, sur le thème cité plus haut.

Animée d'une volonté extraordinaire, Monsieur Gahar a déployé tous ses efforts pour faire sortir la ville de Tablat et, partant, de toute sa région d'une léthargie culturelle où elle s'est enfoncée depuis sa création. Il n'est pas aisé, pour ceux qui connaissent la réalité du terrain, de réunir un panel de chercheurs venus de diverses universités d'Algérie.

Ceci étant  dit, nous profitons de cet espace pour remercier tous les conférenciers qui ont fait le déplacement dans notre ville pour tenter de nous faire part de leurs recherches sur l'histoire de notrtre région et de ses environs et de tous ceux qui ont contribué, de quelque manière que ce soit, à la tenue de cette rencontre.

A l'issue de cette première journée, nous pouvons dire que si la qualité des interventions est  indéniable il y avait un bémol de taille : le nombre important des interventions, une vingtaine, empêchait les conférenciers de développer leur sujet de façon correcte durant un temps de parole compris entre dix et quinze minutes. On avait l'impression d'écouter des "flashs" expéditifs plutot que des communications qui se voulaient scientifiques.

L'autre "bémol" est le manque , dans l'assistance, d'un nombre suffisant de personnes réceptives à ce genre de communications de niveau universitaire. Si l'assistance était "curieuse" d'apprendre l'histoire de leur région, la programmation de cette rencontre pendant des jours ouvrables a, indubitablement, empêché un grand nombre d'intellectuels d'y assister. C'est pour cette raison, d'ailleurs, que les débats ont été, certes riches, mais animés essentiellement par les universitaires présents.

Pour certains, l'utilisation exclusive de l'arabe littéraire et académique a été comme un écueil pour la compréhension du discours émanant d'illustres chercheurs parmi lesquels se trouvait, faut-il le souligner, un nombre très important de femmes.

En dépit de la qualité des interventions, il est à noter un sentiment de frustration chez nombre de participants en ce sens qu'ils n'ont pas eu " droit" à des communication sur l'histoire "immédiate" de leur ville, Tablat. L'assistance , pour les raisons évoquées plus haut,ne semblait pas comprendre les relations des périodes romaines et ottomanes de l'Algérie et de l'histoire de leur région !

En d'autres termes, ceux qui sont venus pour entendre des noms familiersde combattants ou d'hommes célèbres par leur bravoure pendant les luttes contre l'occupant français, comme El Hadj Ben Kort , par exemple, ressentaient comme un goût d'inachevé dans les différentes communications.

L'un des sujets abordés par le Dr Triki et traitant des zaouias de Boumarouf ( Tablat) et Bouamma ( Aissaouia) a suscité l'intérêt de plusieurs participants qui connaissent ces deux écoles religieuses.  Le débat sur les zaouias a été relancé par l'intervention d'un membre de la délégation de la zaouia actuelle de Mokhelfa ,d'obédience soufie ,qui a profité de cette occasion pour faire connaitre la philosophie de leur école qui semble presque inconnue au niveau régional.

Les travaux de la  deuxième journée ont été entamés avec un léger retard sur l'horaire prévu, ce qui a eu pour conséquence de limiter encore davantage le temps d'intervention des nombreux chercheurs.

Comme pour la première journée, toutes les  interventions étaient d'une très bonne qualité même si le contenu de certaines d'entre elles  s'étaient quelque peu écartées du sujet central.

Faisant preuve de pragmatisme , les organisateurs, notamment le Chef de la Daira, ont dérogé au programme établi pour permettre à un des représentants de la zaouia de Bou Mali (Moukhalfa ) sise dans la commune de Aissaouia de présenter leur zaouia et même de discourir sur le caratcère soufie de leur zaouia.

L'assistance, une autre "bonne" initiative des organisateurs, a été renforcée par plusieurs  jeunes étudiants venus de différentes classes des lycées et collèges de Tablat.

Les débats, pour cette seconde journée, ont été également d'un très bon niveau mais le temps - cet éternel ennemi - a empeché plusieurs orateurs de pouvoir s"exprimer aussi longuement qu'ils auraient souhaité.

Que dire, en conclusion, que le sujet revêtait une importance et une complexité telles que les honorables chercheurs n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur de nombreux points. C'est dire que le sujet mérite encore beaucoup de travail et de recherches pour en cerner les principaux contours. C'est, du reste, ce que nous ont promis plusieurs intervenants.

Enfin, pour résumer en quelques mots les recommandations énoncées à l'issue des travaux de cette première rencontre, il y a lieu de noter que pour réussir la deuxième manche, des travaux préparatoires s'avèrent nécessaires pour recueillir le maximum de documentations, de témoignages et de repérages de vestiges  qui ne seraient connus que par une minorité.

Un dernier mot ( comme se répétaient à dire les orateurs pressés d'en finir par les Présidents de séances) : ce n'ezst pas dans un article publié dans un blog aussi modeste que le notre qu'on peut appréhender un sujet aussi vaste que l'histoire de Tablat et de ses environs. Nous dirons, tout simplement; une énième fois "merci" à toutes celles et à tous ceux qui nous ont fait l'honneur de nous rendre visite et d'avoir accepter de partager avec nous une grande partie de leurs connaissances sur notre propre histoire. Nous nous excusons, également, de n'avoir pas citer les noms de ces illustres hôtes mais nous rendons un hommage particulier à l'université d'Alger pour sa grande participation sans oublier celles de Tiaret, deConstantine et deMasara.

Nous leur disons qu'ils seront toujours les bienvenus parmi nous.

 

Djamal TIDJANI

 

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Le Ched de la Daira de Tablat prononçant le discours de bienvenue.

 

 

 

 

 

 

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Une vue de l'assistance avec, au premier rang, une partie des universitaires-chercheurs.

 

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Des participants......bien attentifs !

 

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Le nombre de femmes parmi les universitaires-chercheurs était important ......ainsi que dans l'assistance.

 

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Certains de nos  concitoyens en imposaient !

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Notre Professeur Mhamed Talbi - parmi ses pairs -présidant une des nombreuses séances de cette rencontre "historique" et qui traite, de surcroît, de l'Histoire de Tablat et de sa région.Photo-0022.jpg

En marge des travaux, une "petite" exposition de produits artisanaux a été organisée par des jeunes de la dechra de Zmala, petite bourgade sur la route d'Alger à environ quatre kilomètres de Tablat.

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Les hôtes de Tablat ont eu droit à une visite au musée "Lalla Fatma N'Soumer" qui se trouve à la zaouia de Aissaouia à quelques 26 kilomètres de Tablat. Dans ce musée sont entreposés des reliques et des objets appartenant à cette femme hors du commun qui a défié et combattu des généraux français et qui s'est éteinte à la fleur de l'âge (33 ans).

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Voici ces "généraux" français, sortis des grandes écoles de guerre  étudiant certainement un plan de bataille pour venir à bout d'une jeune résistante qui n"avait pas fait, elle, saint cyr !!!!

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commentaires

ninou 10/06/2010 16:42


Tablat (Médéa), Dans les méandres du passé, Si la ville m’était contée
Quand on arrive à Tablat au printemps, en descendant l’oued el Had qui rejoint l’oued Isser un peu plus bas, ce qui se remarque, c’est la verdure due à un climat pluvieux et froid l’hiver.
L’origine du nom est berbère Tablat est un mot qui, en kabyle, peut désigner une quelconque caillasse, pierre ou caillou. Quand on arrive à Tablat au printemps, en descendant l’oued el Had qui
rejoint l’oued Isser un peu plus bas, ce qui se remarque c’est la verdure due à un climat pluvieux et froid l’hiver. Après 1830, les tribus de ces montagnes étaient, par nous, qualifiées de
Kabyles. Ce sont elles qui harcelaient nos postes proches de la Mitidja dès 1835 et qui nous obligèrent même, en 1839, à tous les évacuer, sauf Fondouk. L’origine du centre est française. C’est une
création française ex nihilo dans un site difficile d’accès et peu susceptible d’assurer la prospérité des colons attirés là par la IIIe république. En 1876, il y a eu la création d’un centre de
peuplement européen. D’autre part, Tablat est implanté au fond d’une vallée étroite où se rejoignent deux oueds. Avant les Français, Tablat n’existe pas en tant que centre de peuplement, c’était un
lieu-dit dans un fond de vallée inondable. Les mechtas étaient, comme aujourd’hui, situées sur les hauteurs déboisées ou à mi-versant, mais toujours à l’écart des lits d’oued, de leurs débordements
et des mares à moustiques. Le colonel Niox, dans sa géographie militaire publiée en 1890 signalait cependant, l’existence jadis d’un poste romain, sans donner son nom latin. En 1876, Tablat est
créé et en 1879, le lieu dit devient le chef-lieu d’une vaste commune mixte. En 1954, cette commune mixte avait 85 395 habitants dispersés sur un vaste territoire sans grandes ressources. Entre
1879 et 1956, l’histoire de la commune n’a laissé aucune trace précise dans les ouvrages et les articles à l’exception du séisme de 1910 qui fit quelques dégâts. Elle a néanmoins laissé le souvenir
d’une zone montagneuse pauvre qui ne pouvait nourrir tous ses habitants. Ces montagnards ont très tôt quitté leur mechta, au moment des gros travaux agricoles, pour trouver de l’embauche comme
travailleurs saisonniers dans les fermes des colons de la Mitidja ou du Sahel. Des habitudes, sinon des liens, s’étaient créées entre des familles de la région de Tablat et des exploitants
européens. Ce sont les mêmes ouvriers, leurs frères ou leurs fils qui revenaient chaque année pour les vendanges ou pour les moissons dans la même exploitation. Après 1930, certains sont venus avec
leurs femmes et ne sont plus repartis, modifiant alors fondamentalement la population des villages français proches d’Alger. Le 24 février 1956, la route de Tablat devient maudite. En effet,
l’intérêt mineur de cette route explique qu’elle n’ait pas bénéficié du même traitement sécuritaire que la RN 1 dans les gorges de la Chiffa, équipées de postes d’observation placés dans des
fortins gardés et sans porte au niveau du sol. Le trafic civil vers Sour El Ghozlane et Bou-Saâda fut détourné par Bouira ; les quelques rares véhicules qui montaient à Tablat également. Le
responsable de ce massacre, un dénommé Ali Khodja, sergent déserteur de l’arsenal d’Alger, fut plus tard abattu par les paras de Bigeard. Le 9 avril 2005, à ce même col des deux-bassins jamais
débaptisé sur nos cartes, 14 personnes ont été égorgées à un faux barrage tenu par un commando du GIA. On peut noter que, d’une façon générale, tant en 1954-1962 qu’en 1991-2008 cette zone de
l’Atlas tellien, entre Palestro et Médéa, avec Tablat au milieu, fut la région la plus concernée par les attentats, les embuscades et les tueries. Le 22 juin 1956, Tablat devient chef-lieu
d’arrondissement du département de Médéa. Je suppose que le sous-préfet a dû rejoindre son poste en hélicoptère. Peut-être avec le chef de la nouvelle SAS installée au même endroit. Le 17 mars 1958
Tablat et son arrondissement sont rattachés au nouveau département de Sour El Ghozlane qui est créé aux dépens de celui de Médéa. Le 2 novembre 1959, Tablat et son arrondissement sont à nouveau
rattachés à Médéa, le département d’Aumale ayant été supprimé sans avoir jamais eu de réalité à cause de la chute de la IVe république après les manifestations du 13 mai 1958 à Alger.
Par : Hamid Sahnoun


ninou 10/06/2010 09:44


en verité, allah ne modifie point l'état d'un peuple, tant que (les individus qui le composent) ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes
coran ARRD 113


ninou 11/05/2010 09:50


SALAM 3LIKOUM
Cher DIDI le travail du chef du Daïra, de 3ami djamel , kamel , mhamed talbi et tous les autres soldats est important, il faut la participation des autres tabalti(e)s, chaqu’un dans son domaine et
son savoir


DIDI 10/05/2010 23:59


Salam alaikoum,
Cher Ninou où tu étais ton absence a durée longtemps; nous devons tous remercier le Chef de la daira de TABLAT qui vraiment veille et est à l'origine de toutes activités: festivités, culturelles,
économiques historiques etc. Cet homme mérite d'etes aidé et encouragé il faut etre à ses cotés. C'est la vérité pas autre chose. ALLAH YOUAFIK EL DJAMI3.


ninou 10/05/2010 16:15


salam 3likoum
de ma part je remercie tous les HOMMES qui ont participaient a la réussite de cette rencontre


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