Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 00:11

Bonsoir,

Dans le cadre de la préparation du colloque sur l'histoire de Tablat, une équipe de bénévoles s'est déplacer mardi passé vers un certain nombre d'endroits pour la collecte et l'enregistrement des témoignages de Moudjahidines.

Des enregistrements ont été pris  à Boukherate, ensuite Zaaf, Bekar et Khennicha. De nouveaux enregistrements vont être effectués dans les autres coins de notre ville.

Vous trouverez ci(après quelques photos.

 

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Tablati 08/06/2011 17:26


Assalam Alaikoum,

C'est tout simplement pathétique ! ! ! L'HISTORIEN, nous attendons le reste............et l'auteur de ce récit.


HISTORIEN 08/06/2011 16:23


Les souvenirs en rafales de Mustapha Blidi, de l’ALN lieutenant
«D’abord, ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, ensuite ils vous combattent, et enfin vous gagnez.» Le Mahatma Gandhi

Hamlelli est mon village natal. Inutile de le chercher, vous ne le trouverez sur aucune carte. Parfois, en y pensant, je me dis que ce douar n’existe que dans mes souvenirs les plus amers. En
vérité, je n’aime pas tellement me promener de ce côté-là de ma mémoire. J’y rencontre le froid, la faim, l’ignorance. La misère, cette terrible compagne du colonisé. J’y revois ma mère se
réveiller avant el fadjr, qu’il pleuve, neige ou vente, pour aller, souvent, traversant des oueds en crue, rouler des quintaux de couscous chez Ricci, fabricant de pâtes alimentaires à Blida,
distante d’une quinzaine de kilomètres de notre misérable demeure. Blida, ville dite des Roses, oui, pour les autres, ceux qui roulent carrosse et donnent des ordres dans un baragouin où se
pourfendent la langue française, leur langue et la nôtre, l’arabe dialectal, pauvre comme nous.
Mon père est un émigré intérieur. Il vient de Aïn Oussara. Son vagabondage économique l’a ballotté par monts et par vaux pour finir dans cette masure de ce village, de cette montagne. Il s’y est
marié. Ma sœur, l’aînée, mon grand frère et moi y sommes nés. Lui, il travaillait chez le colon. Son travail ne le libérait souvent qu’une fois tous les quinze jours ou même tous les mois. Ombre
furtive, il bat le pavé de ma mémoire comme un passager ayant égaré son chemin. Mon père, cet être qui, avec ma mère, était le plus cher dans ma vie, était dans mon enfance comme un étranger. Je ne
l’ai pas suffisamment connu, je ne lui ai pas dit les mots que les enfants disent à leur père, il ne m’a pas dit les paroles qui réconfortent les enfants quand ils ont peur de l’ogre. Quand ils ont
besoin d’entendre la voix grave qui apaise les tourments enfantins.
Du haut de la colline de mes 76 ans qui surplombe le déroulement de ma vie, je revois encore se refermer derrière moi, à jamais, les portes de l’école, le sanctuaire du savoir. Ma mère avait placé
sa confiance en une femme, une rouleuse de couscous comme elle. Mais une femme de la ville, une gredine qui l’avait assurée, jurant et sacrant, qu’elle avait remis mon dossier à l’administration et
qu’elle m’avait inscrit. Le premier octobre de cette année, dont je ne veux même pas me rappeler, ma mère et moi, nous nous étions présentés à l’école. Je me souviens de ces dizaines d’élèves qui
sentaient les habits neufs, dont beaucoup avaient mon âge, qui piaillaient dans la cour, attendant le coup de sifflet du directeur. Lorsque celui-ci parut dans son sarreau noir, le cou lacé d’une
cravate, le silence se fit.
J’ai entendu égrener l’interminable liste de tous les noms, de tous les élèves, de toute cette école. Tous, sauf un : le mien.La perfide rouleuse de couscous avait menti. La scélératesse ne m’avait
pas inscrit, alors qu’elle avait dûment enregistré son propre fils.
Malgré les supplications de ma pauvre mère, encore plus affolée que moi, le directeur, menton relevé, le nez au vent, s’était montré inflexible. Cette rentrée des classes avortée est, je crois, un
des moments les plus dramatiques et les plus humiliants de toute ma vie. Je venais d’être exclu d’une école que je n’avais jamais fréquentée. Ce souvenir est resté gravé là. Il ne m’a jamais
quitté, et jusqu’à présent, il revient me relancer et pincer mon cœur à chaque fois que je vois des enfants, cartable à la main, rentrer ou sortir d’un établissement scolaire. Ma mère s’est fâchée,
un peu seulement, avec la méchante dame qui n’a jamais donné d’explication à son geste. Je ne lui en veux même pas.
Le cœur gros de chagrin, nous nous en sommes retournés, dépités, en silence sur tout le long de ce chemin interminable qui nous séparait de notre maison, dans notre montagne. Les portes du bonheur
m’avaient été condamnées à jamais. L’obscurité intellectuelle, je crois que c’est ça, la damnation coloniale. La malédiction des pauvres. De toutes les façons, cela ne faisait qu’un Arabe de moins
à l’école et un ignorant, analphabète, illettré de plus dans la rue. Nous étions si nombreux que ce n’était pas la compagnie qui allait manquer. Et puis, c’était la guerre. La Deuxième Guerre des
étrangers dans leurs pays, là-bas à l’étranger, mais ils venaient chercher chez nous, dans nos villes et nos montagnes, de la chair pour leurs canons voraces et leurs avions rapaces.
Pendant un temps, j’ai suivi quelques cours d’arabe, mais à cette époque, les écoles qui enseignaient notre langue étaient rares, parce qu’interdites. Et celle que j’avais commencé à fréquenter
était tellement éloignée de Hamlelli, que je passais plus de temps sur la route pour m’y rendre et revenir, que sur la natte de raphia sur laquelle on s’asseyait pour lire les premiers versets du
Coran écrits au smakh (encre à base de duvet prélevé de l’aisselle des moutons) sur «ellouh » (planche).
Mes parents ont «manigancé» mon retrait de cette école du bout du monde et… immédiatement après… j’avais douze ans ! Je ne pense sincèrement pas que la faim et le dénuement sont une école. Si cela
était vrai, tous les Algériens de cette époque auraient reçu leur agrégation.
La misère durcit la vie, et le miséreux n’a pas le temps de cultiver l’espoir. La bile qui emplit les ventres vides ne produit que de la colère, de la hargne et de la haine. Je ne me souviens pas
si j’ai eu une enfance comme tous les gamins du monde. J’ai l’impression que je suis entré, dès qu’on m’a refusé à l’école, dans l’univers complexe et paradoxal de l’adolescence.
C’est l’antichambre de l’âge adulte, on n’a pas le temps de regarder par la fenêtre que c’est déjà le terrible monde du travail. Mais il y avait plus dur que notre travail de parias : le «non
travail», l’absence de travail. Le chômage !
Mon frère et moi écumions la région en quête d’une quelconque besogne. Qu’importe la corvée, pourvu qu’elle rapportât quelques sous vaillants à la fin du jour pour les ajouter à ceux que ma mère
gagnait péniblement, afin de chauffer la marmite.
Manger pour vivre était un luxe que l’écrasante majorité de mes compatriotes ne pouvaient se permettre ni en quantité et encore moins en qualité. Nous mangions plutôt pour survivre. De temps à
autre, mon père ramenait de chez le colon des abats de bestiaux que les patrons ne consommaient pas. Il les salait, les séchait et nous les apportait quand il venait. Cela n’avait pas un goût de
viande, mais nous les mangions malgré leur inappétence, comme si c’en était.
Je disais en début de mon récit que mon père restait dormir au travail. En fait, le colon n’offrait ni gîte ni logis à ses ouvriers. Ces derniers dormaient en pleine nature. La terre humide ou
sèche dessous et le ciel brûlant ou glacial dessus. Une nuit, mon pauvre père a dû faire face à toute une meute de chacals qui l’avaient attaqué et qui avaient résolu de le dévorer. C’est à peine
pensable, aujourd’hui, qu’un homme se batte avec un animal sauvage pour une même portion de territoire.
Surtout, ne croyez pas, vous que je prends à témoins, qu’aujourd’hui avec les lignes de cet article, je recherche une quelconque pitié ou compassion. «El Hamdou li Allah», car, comme on dit :
«Baâda el yousri yousra» (Grâce soit rendue à Dieu. Après la pluie, le beau temps). Si j’en parle et si j’insiste, c’est que je veux rendre hommage à toutes ces femmes et à tous ces hommes qui ont
souffert en silence et dont on ne se souvient même pas. On les a oubliés comme nous avons voulu oublier nos souffrances !
C’est par égard à «khalti» (tante) Aïcha, ma tante maternelle qui vivait chez nous, car sans famille après la mort de son époux, et qui se levait aux aurores pour aller faire du porte-à- porte non
pour vendre quelque chose ou encore moins acheter, mais pour…mendier quelque pitance dont nous allions sous sustenter le soir venu.
Un jour que je demandais ingénument les raisons pour lesquelles le pain était ainsi coupé en menus morceaux, il me fut répondu trompeusement que c’était pour qu’il sèche mieux pour la
«tchekhtchoukha», (plat traditionnel à base de pain perdu). Cette réponse ne m’avait pas convaincu, bien évidemment. Dès le lendemain, je résolus de suivre ma khalti, déjà à moitié aveugle, dans sa
quête quotidienne. C’est alors que je compris qu’elle quémandait en ville, où personne ne la connaissait, ces restes de pain dont nous nous nourrissions. La peine que j’ai éprouvée et que je
ressens jusqu’à cet instant est indicible. J’aurais voulu ouvrir la terre moi-même pour que je disparaisse dans ses entrailles. J’ai voulu garder secret, son secret. Mais le soir venu, je n’ai pas
résisté et j’en ai parlé à ma mère et à mon frère. Nous avons tenu conseil et décidé de ne plus jamais la laisser ainsi s’infliger une telle humiliation.Mon frère et moi avons alors redoublé
d’efforts, malgré notre jeune âge.
Parfois, dès cinq heures du matin, nous étions déjà à Blida, après avoir dégringolé pendant deux ou trois heures, selon le temps qu’il faisait, de notre montagne, pour aller prendre des beignets et
les vendre à travers les rues de la ville à l’heure du petit-déjeuner et puis l’après-midi, nous arpentions de nouveau les artères de la cité pour revendre de la galette.
D’autres fois, nous ramassions du bois dans les forêts, nous arrachions des herbes ar


Hassen 29/04/2011 12:22


Je vous remercie M kamel et je suis tres heureux de votre visite a zaaf.


Sellali Mohammed 17/04/2011 11:33


Assalamou ALLIKOUM wa Rahmatou ALLAHI wa hifdhihi.
Baraka ALLAHOU fika Tablati, pour vos précieuses informations.Doumtoum fi ri3ayati ALLAHI wa hifdhihi. MOHTABLATIELOUARGLI.


tablati 07/04/2011 08:40


Bonjour les amis.
Quels belles photos de paysages de chez nous.
L'homme au bonnet de laine, c'est El Hadj Ali TOUIL de Zmala.


Présentation

  • : Tablat, ma ville, le blog de tous les Tablatis
  • Tablat, ma ville, le blog de tous les Tablatis
  • : Tablat, ma ville : est un espace d'échange et de dialogue entre tous les tablatis.
  • Contact

Recherche

Liens