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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:36

Ils sont venus, ils sont tous là…….

 

Qui, de ceux qui connaissent les chansons de Charles Aznavour, n’avait pas, en ce jour mémorable du 24 décembre 2011, ce refrain dans la tête ?

 

Oui, ils sont venus, cinquante après, visiter leur première classe de 6ème. Cette classe, où, cinquante ans plutôt, en octobre 1962, ils avaient entamé leur première année d’études secondaires et ce, après les plus belles vacances de leur vie. Et quelles vacances ! celles de l’été d’après l’indépendance !

Avec les enfants de leur âge et même les plus grands, ils avaient, l’été durant, chanté les chants patriotiques jusque là défendus, dormi à la belle étoile et dansé dans tous les douars autour de Tablat. Tout cela était interdit auparavant !

 

Ils étaient au nombre de quinze garçons et une fille à avoir inauguré le collège de Tablat………..c’est à dire, pour être plus réaliste, une seule et unique classe, celle de la 6ème, une espèce de cave aménagée pour la circonstance ! Mais, pour eux, c’était un palace !

 

Trois des leurs ont été, entre temps,  rappelés  à Dieu (Allah yarhamhoum ) mais ils n’ont pas été, pour autant, oubliés : le frère ou le fils était là pour perpétuer l’image du disparu car ils étaient une même famille....

Ils avaient ouvert , depuis, la voie à des milliers de jeunes filles et garçons qui n’avaient plus à se déplacer sur Alger ou ailleurs pour poursuivre leurs études secondaires.

Tablat peut s’enorgueillir, aujourd’hui, d’avoir plusieurs lycées et collèges et des centaines de tablatis ont pu, ainsi, rejoindre les bancs des  universités soit en Algérie soit à l’étranger et qui sont la fierté de Tablat car l’enseignement s’est généralisé et n’est plus réservé aux nantis.

Ces « jeunes » vieux n’ont pas voulu savourer, seuls, la joie de leur rencontre. Ils ont invité et leurs cadets et leurs ainés.

Au fur et à mesure des arrivées, il y avait, dans la cour du collège, une atmosphère des grands jours. Les anciens se rappelaient la cour de l’école de garçons du temps au Monsieur Hales imposait sa stature en faisant respecter l’ordre et la discipline ou l’air méchant de Monsieur Guillonnet; d’autres, plus jeunes, revoyaient Monsieur Passade parler avec son accent du Midi de la France ou Cheikh Courbon  qui fronçait le plus souvent ses sourcils accentuant son air austère.

A la fin de la cérémonie, beaucoup avaient les larmes aux yeux ! Ce sont ces larmes indéfinissables qui vous envahissent dans des circonstances bien particulières ou la joie des retrouvailles se mêle à un sentiment tout aussi indéfinissable lorsque vous appréhendez de vous séparer, de nouveau, d’un ami que vous n’avez pas vu depuis longtemps.

Pour conjurer le sort, ils se sont promis de se revoir, peut être, au grand complet, inchallah.

Dans son allocution, Djamal Tidjani, le benjamin de cette classe de 6ème, a tenté de faire une rétrospective de l’histoire de cette école de garçons devenue, par la suite, le collège « Gamal Abdelnacer ».  A-t-il réussi ?

 

Ci-dessous, l'allocution de Djamal Tidjani :

      

بسم الله الرحمن الرحيم                                     

Monsieur le Président de l’APC de Tablat,

Monsieur le Directeur de l’éducation de la wilaya de Médéa,

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Au nom de tous mes camarades de la première classe de 6ème du collège de Tablat de l’année scolaire 1962-1963 et des élèves  de la 4ème B1 de l’année scolaire 1975-1976, je vous souhaite, à vous tous, la bienvenue parmi nous et vous remercions d’avoir bien voulu répondre à notre invitation et d’avoir accepté de partager avec nous  ces quelques moments de retrouvailles et, disons-le,  de bonheur.

Nous avons invité Monsieur Abdelaziz Djouadi, notre nouveau Chef de  daïra qui a été très touché par notre geste mais il nous a expliqué qu’en raison d’obligations personnelles, il ne lui était pas possible  d’être, aujourd’hui, parmi nous. Il a délégué, pour le représenter, Monsieur Othmani Djahid, le Secrétaire de la Daïra. Nous le remercions et espérons le rencontrer, inchallah, dans d’autres occasions.

Nous n’avons pas voulu être seuls, aujourd’hui. Nous avons invité ceux que nous considérions à l’époque comme des  « chanceux », c'est-à-dire ceux qui nous avaient devancé, par l’âge, et qui avaient fait leurs études à Alger, principalement au lycée de Maison Carré, actuellement Abane Ramdane. Pour la petite histoire, ils nous appelaient «  les enfants de Passade » (ouled Passade). Après tout, on n’a rien perdu ! Bien au contraire !

Et pour que la fête soit totale, nous avons également pensé aux premiers enseignants qui avaient pris la relève en 1962, des pionniers, dans leur genre. Rappelez-vous, on les appelait les «  moniteurs ». Ils venaient tout juste de sortir de l’adolescence et ils maniaient, déjà, le bâton de craie comme les instituteurs français qui avaient quitté le pays ! Je pense notamment à Zeghouani Messaoud, Gheffar Mohamed, Rahim Moussa, Boukhalfa Nouredine, Khouas Tahar ou Bensalah Abdelaziz.

 

Que ceux qu’on a oubliés nous pardonnent et encore une fois, je vous dis « soyez tous les bienvenus » !

Alors, pourquoi, chers amis, sommes- nous réunis, aujourd’hui, à cet endroit qui nous rappelle tant et tant de souvenirs d’enfance?  Qui, de nous, ne se rappelle pas du son de la cloche de notre école qu’on entendait de Béni Djoglal et de Ouled Sassi ou de son cachot qui existe toujours?

Je ne vous cache pas que l’idée de réunir mes anciens camarades de classe remonte à plusieurs années lorsque j’avais appris, en parcourant des quotidiens nationaux, que les anciens élèves de l’école Sarrouy de la Casbah d’ Alger se réunissaient chaque année pour se retrouver, comme nous aujourd’hui. C’est une école connue d’Alger pour avoir abrité des élèves nationalistes dont  plusieurs d’entre eux rejoindront les rangs de l’ALN, durant la guerre de libération nationale.

Mais les circonstances et les aléas de la vie ont fait que cet évènement a tardé à voir le jour et ne s’est concrétisé qu’en ce  24 décembre 2011 ! Le choix de cette date est fortuit et ne doit pas vous faire rappeler une certaine fête où il y avait beaucoup de jouets pour les enfants !!

Mais en vérité, je dois dire que cette idée est devenue, chez moi, comme une obsession depuis le jour où nous avons été conviés, un certain 17 avril 2010, ici même, par les « jeunes » élèves de la 4ème  B1 de l’année scolaire 1975-1976 de ce collège. Ils nous ont fait assister à un des plus vibrants hommages que des élèves puissent rendre, des années après, à leurs professeurs ! Beaucoup d’entre nous qui sont ici étaient présents à cette grandiose fête où rien n’a été laissé au hasard. La mise en scène était réglée comme du papier à musique ! Les professeurs de cette classe, venus de Bou Saada, de Djelfa, de Biskra, de Médéa ou de Oum El Bouaghi, se sont tous retrouvés, ici même,  en ce jour  mémorable du 17 avril 2010. Ils se sont presque tous perdus de vue et certains n’avaient plus revisité Tablat depuis  plus de trente cinq ans ! De belles retrouvailles, comme celles d’aujourd’hui !

Ces élèves  sont d’ailleurs tous là et j’en profite pour  les remercier de m’avoir aidé à organiser cette rencontre car, en matière de logistique, ils sont également dévoués, compétents et très dynamiques ! Je ne citerais, pour l’exemple, que M’hamed Talbi , Moussa Kadi  ou Djamel Meziane.

Je me tourne, maintenant, vers mes chers camarades de cette fameuse première classe de 6ème de l’année scolaire 1962-1963 pour leur dire « un grand merci » d’avoir répondu favorablement à mon invitation et d’avoir, surtout, pleinement adhéré à mon idée.

 Il le fallait car nos vies sont, hélas, éphémères et le temps passe tellement vite. Trois amis nous ont déjà quittés. Le premier, Toumi Noureddine, parti à la fleur de l’âge, suite à une longue maladie. Il a été suivi par Zeghouani Mohamed, terrassé, lui, par une crise cardiaque, conséquence du stress subi durant la décennie noire. Le troisième, Bouhamidi Boualem,  a été emporté par les conséquences du diabète, cette terrible maladie du siècle. Allah yarhamhoum.

Mais ces amis n’ont pas été, pour autant, oubliés. Ils auront toujours une place dans nos cœurs et dans nos pensées. Aujourd’hui, leurs frères ou leurs fils sont avec nous. Leurs chaises ne resteront pas vides.

Je disais, donc, que  c’est la première fois, depuis plus de 50 ans,  qu’on se retrouve non pas à l’occasion de funérailles au cimetière de Barous ou d’une fête , pour quelques uns, mais pour se voir et discuter , ensemble, sur nos parcours respectifs !

Nous nous retrouvons dans l’enceinte de ce qui fut, d’abord, notre école primaire et, ensuite, notre collège. Vieillis par l’âge, certes, mais fiers d’avoir, chacun de son côté et selon son génie propre, bâti une famille, une vie. Sans risque de me tromper, je dirais que nous sommes tous devenus de grands parents !

Je vais citer, pour ceux qui ne nous  connaissent pas ou pour ceux qui nous auraient oubliés, les noms des  anciens élèves de « cette » première classe de 6ème et ce par ordre alphabétique, pour ne pas faire de jaloux.

Alliliche Messaouda,

Boukhatem Abdelaziz,

Feu BOUHAMIDI Boualem

Chikhi Brahim,

El Kedim Yahia,

Houdane Ahmed,

Ihaddadène Abdallah,

Khelifi Mahmoud,

Larbi Messaoud,

Mokhtari Khemies,

Moussaoui Ali,

Tidjani Djamal,

Tidjani El Hocine.

Feu Toumi Noureddine

Yakhlef Rabah

et Feu Zeghouani Mohamed

 

En classe de 5ème, nos rangs se sont agrandis avec la venue d’autres élèves

dont…….cinq filles : Belkadi Fatma- Bouachaoui Fatma Zohra - Daouadji Khokha - Khalfi Zohra - Mesbah Fatma Zohra

et….deux garçons : Bendaoud Toufik et Lakehal Hamid

En conclusion et pour ne pas abuser de votre gentillesse, je dirais quelques paroles en  l’honneur de Mme FELLAH Messaouda, née Alliliche, qui fut la première fille à fréquenter le collège et, de plus, seule parmi quinze garçons et cela en 1963 ! Une gageure ! Elle avait beaucoup de courage, d’ailleurs, et travaillait durement. On la considérait, tous, comme notre sœur.

Son père, Allilliche Seghier (Allah yarhmou) avait bravé tous les sarcasmes de ses amis qui lui reprochaient d’avoir laissé sa fille étudier, seule de surcroit, au milieu de plusieurs garçons. C’était pour eux un sacrilège ! Mais le « vieux » avait résisté au grand bonheur de sa fille et, par la suite, de toutes les filles de Tablat, pour qui les portes du collège furent grandes ouvertes.

 

Mme Fellah a fait une carrière dans l’enseignement et coule, actuellement, des jours paisibles de retraitée dans sa ville d’adoption, Oum El Bouaghi.

Les autres élèves, qui sont, également, tous à la retraite, ont eu des horizons divers. Ils ont été nombreux à avoir embrassé, de façon temporaire ou définitive, le noble  métier d’enseignants à l’exception de Khemies qui est parti s’exiler dans le sud pour devenir un « pétrolier », de Yahia qui a réalisé son rêve en devenant pilote ou de votre interlocuteur qui a, par accident, atterri dans une banque au milieu des chiffres !

Je crois que j’ai tout dis sur notre classe et je passe,  avec votre permission, sur un sujet que les organisateurs m’ont demandé de développer, à l’occasion de cette rencontre. Il s’agit d’une petite virée dans  l’histoire de notre école de garçons et, bien entendu, de certains hommes qui l’ont marquée.

A tout seigneur, tout honneur ! Je commencerais par évoquer le nom d’un instituteur qui a eu le mérite d’avoir formé toute une génération de tablatis. Il s’agit, bien entendu, de Feu Monsieur Hales Mohamed. Un monument, à lui seul !

Il est venu à Tablat comme instituteur à la fin des années 1930 (1938 ou 1939). C’était le temps où l’on disait «  école de garçons indigènes de Tablat. Il sera, quelques années après, nommé  directeur   de 1945 à 1958, date à laquelle il a quitté Tablat, suite à une interpellation et à un interrogatoire quelque peu musclé de la part de l’armée française qui le soupçonnait de militer pour la cause nationale. Ce qui était vrai, du reste.

Pour résumer la vie de Monsieur Hales, je vais vous lire un court extrait d’un message reçu par mon ami Kamel Boukhalfa, message émanant de son fils Pierre que certains, dans l’assistance, ont bien connu.

« Après Tablat, mon père a été nommé à Alger, St Eugène, où il a fini sa carrière en 1964. Après une longue retraite de 32 ans, il est décédé le 1er mai 2004 en France, à l'âge de 96 ans, de mort naturelle.

Il a toujours gardé Tablat dans son cœur. Cela  a été sa plus  grande satisfaction et fierté professionnelles d'avoir formé pendant des années toute une génération de jeunes de Tablat »

Pour la petite histoire, au début des années 1940, dans les toutes premières  classes de Monsieur Hales, mon cousin Tidjani Ahmed se souvient de ses anciens camarades encore de ce monde tels que : El Hadj Assam Messaoud, connu de tous, Rafai M’Hamed qui a été chef de daïra, haut fonctionnaire de l’Etat et, maintenant, avocat  ou de ceux qui ont été rappelés à Dieu : Chelbi Lounes,  inspecteur du travail, Sellali Moussa, (inspecteur de police), mort en chahid.

Avec Monsieur Hales, il y eut beaucoup d’autres enseignants à l’école de garçons mais, pour notre génération, ceux qui ont marqué de façon indiscutable leur passage, ce sont Messieurs René Passade, un toulousain, et Jean Simon Youcef Courbon, un stéphanois qui sont arrivés à Tablat par des voies totalement différentes.

Ce sont eux qui ont créé ce qui fut l’embryon du futur collège de Tablat. Ils ont su relever le défi et ils l’ont gagné avec d’autres professeurs, comme le regretté Tahraoui Tahar et Khaldoun Tahar , pour la langue française et les sciences naturelles ou Mohamed Khazazna, Mustapha Abdallah ou Atta El Aid pour la langue arabe.Ces derniers sont venus de Palestine.

Pour des raisons que vous comprendrez après, je commence par  Monsieur Jean Simon Courbon dont la vie a été quelque peu  tumultueuse, si j’ose dire.

Comme chacun le sait, Cheikh Courbon, comme on l’appelait,  était  un  membre du clergé français et officiait comme prêtre. En 1958, alors qu’il était en France, il a refusé de revenir sous les drapeaux français après le rappel des réservistes  car il  militait pour la cause algérienne. Recherché par la DST – les services français de sécurité de l’époque- il a été « évacué » sur le Maroc où il dispensait des cours de français aux enfants algériens dans un  camp de réfugiés à Khemisset.

C’est là bas qu’il prendra comme troisième prénom celui de Youcef. A l’indépendance, il rentre en Algérie, sa nouvelle patrie où il sera naturalisé le 05/11/1964.

Il arrive à Tablat exactement le 14/10/1962 et, après un passage de deux mois dans une école de Mihoub, il rejoint, à la demande expresse de l’inspecteur  Benmedjber, l’école de garçons de Tablat pour prendre en mains les classes de CM1 et CM2 et ce durant l’année scolaire 1962-1963. L’année scolaire suivante (1963-1964), il a rejoint Monsieur Passade, pour la prise en charge de notre classe de 5ème. A ce jour ; personne, 50 ans après, n’a oublié sa méthode pédagogique fort musclée ! Mais quelle abnégation de sa part pour nous inculquer les rudiments d’algèbre et de géométrie !

En 1967, il est élu conseiller municipal avec la première assemblée populaire de la ville de Tablat tout en continuant à enseigner au collège.

Après sa retraite, il restera à Tablat où il vivait humblement, dans un logement très précaire, partageant son maigre salaire avec les pauvres. Il avait refusé, durant la décennie noire, de rejoindre la capitale, à la demande de  l’archevêque d’Alger de l’époque, Mgr Tessier.

Il mourut paisiblement le 02/02/1998, à l’âge de 71 ans,  dans les bras de mon ami Messaoud Mestoui et ses dernières paroles étaient que l’Algérie retrouve la paix !

Revenons, maintenant, au  parcours de Monsieur Passade. Après l’obtention d’un bac philo en juin 1952. Il suit des cours à l’Ecole Normale de Bouzaréah d’octobre 1953 à  juin 1954. Il commence sa carrière dans l’enseignement à l’âge de 21 ans comme instituteur en Kabylie (école de Béni Khelifa) et, en 1955, il est muté à Tablat en même temps, d’ailleurs, que Monsieur Gentil (il était aussi gentil avec ses élèves). Il remplacera Monsieur HALES Mohamed,  comme directeur,  durant l’année scolaire 1958-1959.

Il fallait beaucoup de courage et certainement beaucoup d’amour de sa part envers notre pays pour accepter de rester à Tablat- et en famille- surtout après les troubles qu’avait connu notre pays juste après l’indépendance. Pour pallier au départ massif des instituteurs français il avait, lui-même, pris en charge le recrutement de plusieurs enseignants, les coopérants techniques, qu’il avait fait venir de France.

Qui de nous ne se souvient pas, par exemple, de Di Marzo, le corse avec ses frasques mémorables ou de Mami, le longiligne !

Mais ce qui fut remarquable de sa part, c’était que pour notre première année de collège, il nous avait enseigné, seul,  toutes les matières………….excepté la langue arabe !

Il ne quittera notre pays, si j’ai bonne mémoire, qu’en 1972,  après avoir, lui aussi, formé toute une génération d’élèves et d’enseignants (nos fameux moniteurs).

 

C’est cet amour qu’il porte toujours à notre pays qui fait qu’il a maintenu, à ce jour,  de solides liens avec de nombreux tablatis. Certains lui ont même rendu visite, chez lui, à Metz, et selon ce qu’on nous a rapporté, ils ont toujours été reçus chaleureusement et, maintenant, on va faire comme à la télévision, Monsieur Passade va vous saluer, directement, à partir de son domicile de Metz.

Notre fête aurait été totale si on avait pu, par exemple, réunir, en cette belle journée, un des enfants de  Monsieur Hales, Monsieur Passade lui-même ou d’autres enseignants qui ont, à des époques diverses, enseigné dans cette école.

L’espoir est permis, ce qu’il nous faut, c’est uniquement de la volonté !

Je vous remercie de votre attention et prions, tous ensemble, pour que des    occasions comme celle- ci se reproduisent un peu plus souvent. A ce titre, je vous propose d’organiser une journée consacrée à feu Monsieur Courbon et ce à la date anniversaire de son décès, le 02 février 2012.

Je remercie, en votre nom ; le Directeur du collège ainsi que ses collaborateurs qui ont  sacrifié quelques jours de leurs vacances pour l’organisation de cette rencontre avec une pensée appuyée aux cuisiniers.


السلام عليكم

 

Et maintenant, place aux photos...........

 

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L La lecture de quelques versets du Saint Coran , en préambule, par Ihaddadène Larbi....

50 APRES----LES RETROUVAILLES

Mieux qu'un discours d'une journée, cette photo résume, à elle seule, l'intensité de ces retrouvailles !!!!

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Messaouda a été la coqueluche de cette rencontre....très estimée par tout le monde....

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Le Professeur Mhamed Talbi, l'incontestable maître de cérémonie......DSC07153.JPG

Après 50 ans, tout a blanchi ...et l'ardoise et l'inscription....et les cheveux ( ce qu'il en reste!).

 

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C'était en 1962...............quel contraste avec la photo suivante....

 

LA CLASSE DE 6EME-----50 ANS APRES

Les voilà, les anciens, dans leur classe.....comme en 1962. Messaouda a mêmerepris son ancienne place !

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Vous avez compris.......les enfants de Boualem Hamidi et Mohamed Zeghouani sont lç. Le jeune Djamel Toumi n' a , malheureusement, pas assisté à la séance photo. L'ardoise est toute blanche.......comme les cheveux de ces "vieux " élèves !

 

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Sur cette photo, les renforts sont arrivés en classe de 5ème......Hamid Lakehal semble prendre la tangente.....

 

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Hamid a été rappelé à l'ordre par l'imposant Khemies.....

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La classe de 4ème B1 qui a, maintenant, gagné ses lettres de noblesse en étant présente dans tous les évènements commémoratifs et de quelle manière !

 

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Moins cinq et j'allais écrire " voilà les sept mercenaires" ! Non, ce sont nos braves enseignants qui ont commencé, tôt, à jouer de la craie.....sauf, à un degré moindre, Brahim Chikhi et Saîd Aouichet.

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La photo de famille........

 

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Une vue de la cour du collège de Tablat........anciennement " école de garçons de Tablat"...

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La cour, vue sous un angle différent...........

DANS LA COUR DU COLLEGE

La cour du collège où commencent à arriver les anciens élèves....et les anciens enseignants...

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Toujours la cour où les groupes commencent à se former....

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Pour les nostalgiques de la cloche...........Celle-ci est une " clochette", comparée à celle qui était utilisée du temps de Monsieur Hales ( dix fois plus grande ! ) et qui a été " déportée " à Aîn Bessem par le prêtre Peuvergne. Elle se trouverait encore dans l'église de cette localité.

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Djamal Tidjani et Mohamed Aouali.......l'ancien élève de Monsieur Passade avec l'ancien du lycée de Abane Ramdane..........toujours jeunes, n'est ce pas ?

 

ADMIRATION DEVANT LES VIEILLES PHOTOS DE CLASSE-copie-1

Tahar Khaldoun, à l'extrême gauche, tout sourire, a ramené de "vieilles " photos de classe des années quarante et cinquante ! Mohamed Gheffar, avec son éternel pincement des lèvres, fait les commentaires.

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Kadi Moussa  en compagnie de son ami Mhamed Senhadji et de son ancien professeur Mahfoud Adnane...

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Au regard, on devine la joie de revoir les anciennes photos de classe.......du temps de l'adolescence...

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Rachid Sellali, le regard en coin,  en compagnie de Djahid Othmani, le Secrétaire de la Daîra de Tablat....

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Tahar Zeghouani, entouré de Ali Korichi et Tahar Bradai, était très en verve ce jour là ! Il montrait à tout va ses vieilles photos de classe, du temps où il était l'élève de Hales....et le carillonneur de l'école de garçons. Il parait qu'il faisait de véritables accrobaties avec la grosse cloche qui le soulevait du sol tellement il tirait fort sur la corde !

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Au premier rang, Hichem Hamidi, le fils de Boualem Hamidi ( Allah Yarhmou), Ali Moussaoui, "Ali, la montagne" comme l'appelait Passade et Abdallah Ihaddadène qui a tenu à être présent malgré son handicap. Une certaine joie est d'ailleurs perceptible sur son visage !

 

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Mais quel sérieux..............

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La chorale dirigée par le jeune et talentueux Talbi.............

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Qui a chanté  d'une façon remarquable l'hymne national....

 

La remise , aux anciens élèves, de leur certificat de scolarité de la classe de 6ème.....

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Honneur aux dame.....Madame Alliliche Messaouda

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Chikhi Brahim......l'ancien et le nouveau directeur du collège....

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Mokhtari Khemies....

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Tidjani Hocine...le barbu de la classe....

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Ali Missaoui..devenu, entre temps, MOUSSAOUI.......avec, à sa droite, son ancien élève, Kadi Moussa...

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Djamal Tidjani.......c'est la dernière note inscrite qui fait rire...ou une observation de Passade?

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Ihaddadène Abdallah........avec les amis....vaille que vaille....

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Larbi Messaoud........avec trois autres enseignants...

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Le jeune Djamel Toumi est venu pour représenter son défunt frère Noureddine, Allah Yarhmou.

 

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C'est le sourire aux lèvres que Redouane Zeghouani a reçu le certificat de scolarité de son défunt père Mohamed, Allah Yarhmou...

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Hichem Hamidi a représenté son défunt père Boualem, Allah Yarhmou...

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Houdane Ahmed....le retardataire ( en fait, il nous attendait à Zmala, chez Said Alliliche, comme prévu au départ !)

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Comme ils savent si bien le faire, les anciens élèves de la 4ème B1 donnent toujours un cachet particulier aux évènements auxquels ils participent.  Le geste auguste de Mhamed Talbi, offrant une jolie parure de stylos à la meilleure élève du premier trimestre du collège en la personne de la petite et grâcieuse Allam Loubna.......un très joli prénom, en plus.....DSC07036

 

Le " clou" de la rencontre....le coup de fil de Monsieur Passade à partir de Metz. Sa fierté, avait-il dit,  c'était d'avoir eu ( avec Monsieur Courbon)  des  élèves qui obtenaient toujours les meilleurs notes de la wilaya....

 

Quelques photos prises à l'improviste.................

 

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Khemies, au milieu de ses anciennes camarades de classe............il n' avait pas reconnu Madame Daouadji, en face de lui. Normal, après tant d'années ......

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Tahar Zeghouani montrant son album au Président de l'APC de Tablat et à Messaoud Mestoui...

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Monsieur et Madame Ihaddadène.......unis pour le meilleur et pour le pire......Souhaitons à notre ami et frère Abdellah des jours meilleurs et beaucoup de patience et de courage à son épouse....

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commentaires

khelifi 30/03/2014 03:04

Merci Djamel pour cette émouvante rencontre.J'aurais tant aimé être parmi vous ce jour la . dommage. Ton camarade de classe et ami Mahmoud khelifi.

'

nadir. houari 18/01/2014 16:32

Merci pour ces bons souvenirs.J'aimerai avoir des nouvelles de mes ex-compagnons:messani lounes miSsaoui abdlkader,les 2 sellali brahim, boumaaza, etc...

Administrateur du Blog 13/09/2016 18:15

Messani Lounes est à la retraite, Missaoui Abdelkader est décédé depuis 1984 et les deux Sellali Brahim sont en vie. Boumaza, lequel ?

nadir houariviva 12/01/2014 18:00

Viva Tablat mi amor

nadir haouari 03/01/2014 18:32

Merci pour me rappeler tous ces faits .J'ai ete eleve de monsieur Courbon,monsieur Passada qui nous a meme donne des classes d'espagnol et monsieur Tahraoui. Entre autres.J'avais pour compagnons et amis MessaniLounes Missaoui abdelkadef Sellali Brahim. Ben mohamed et Sellali BrahimBen Moussa.djoghlal Said Allah yarhamou son cousin Said Bellil khaled qui est venu me voir a Madrid Othmani amar ,Zaghouani Rabah Sellali h'Mida ,Chikhi Abderrahmane. Rabai Tahar,Bourabaa hocine ,Zeghar Tahar,etc!...

chelbi 13/10/2013 01:18

Monsieur BOUKHALFA Kamel,
Je vous remercie d'avoir évoqué mon défunt père, Monsieur CHELBI Mohamed Lounès. Juste pour précision, ce dernier, occupait le poste de Directeur du Travail et des Affaires Sociales de 1969 au 17 Janvier 1974, date de son décès, nommé par décrét. Quant à ma mère, c'est une BOUKHALFA, la fille de Said et soeur du CHAHID BOUKHALFA Mohamed, dont la rue de la prison de Tablat, porte son nom. Donc, nous sommes apparemment parents.
Meilleures salutations.

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