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En cette journée ensoleillée du samedi 10 janvier 2015, l’administration du lycée de Tablat en la personne de Madame KHALFI Hadda, l’actuelle surveillante générale, a organisé une cérémonie à la mémoire de LAOUICHI Mohamed dit Boualem, ALLAHYERHMOU.
La famille LAOUICHI est originaire de Mezghenna -Tablat et Boualem, issu d’une fratrie de douze enfants ( Allah Ibarek), est né en mai 1963. Son destin l’a conduit à travailler comme surveillant au lycée de Tablat.
Durant le premier trimestre de l’année scolaire 1993/1994, les ennuis vont commencer pour les gens qui fréquentent ce lycée. Les employés, les élèves et les professeurs vont recevoir des lettres de menace. Aux professeurs et aux élèves, il leur a été intimé l’ordre d’arrêter immédiatement les cours et à l’administration de fermer tout simplement le lycée. Les menaces contenues dans ces lettres n’ont eu aucun écho chez leurs destinataires qui prenaient ainsi de gros risques. En effet, le lycée est situé à la périphérie de la ville et en contrebas d’une montagne, situation géographique qui permettait aux rédacteurs des lettres de menace de s’introduire facilement dans l’enceinte du lycée. C’est dans ce contexte que deux employés furent kidnappés : le jeune Abdenour, relâché après 24 heures et le professeur Mahfoud après une détention d’une dizaine de jours.
Le jour fatidique du 08/01/1994, les terroristes ont investi le lycée et ont immédiatement jeté deux grenades qui n’ont pas, heureusement, éclaté. Ils ont , ensuite, tiré sur LAOUCHI Boualem en le blessant très grièvement. Son collègue, le professeur d’espagnol, Djerdi Mohamed, était à ses côtés pour lui apporter les premiers secours. LAOUICHI Boualem a rendu l’âme juste après son arrivée à l’hôpital de Béni Slimane où il a été évacué.
En ce douloureux anniversaire, son frère Benyoucef, ses collègues, ses élèves et ses amis se sont tous retrouvés au lycée pour lui rendre un vibrant hommage de par leur présence et de par leurs témoignages. Tous ont été unanimes pour dire que Boualem , sachant qu'il était particulièrement visé, avait fait montre d’un courage sans faille devant ses bourreaux.
Après la lecture de quelques versets de la sourate AL BAQARA (on pouvait voir, ça et là, couler des larmes, cela est normal en pareilles circonstances) c’est l’hymne national « Kassaman » qui a été joué dans un silence solennel.
Ses amis ont réalisé, avec une certaine réussite technique, une vidéo d’un quart d’heure environ sur la vie de Boualem , vidéo qui a permis à ses amis et ses collègues de laisser leurs témoignages.
Allah Yerhmou et un grand remerciement pour tous les organisateurs qui ont fait que, grâce à cette journée, Boualem sera, 19 ans après sa mort, toujours présent dans nos esprits. Pour que nul n’oublie.
A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.
C'est Rachid Sellali qui est à gauche sur cette photo où on voit Boualem en quatrième position...Merci Rachid pour ces photos.
Une vue de l'amphi où s'est déroulée la cérémonie.....avec notre photographe attitré, Moussa Gueriou
Au premier plan, Rachid Sellali avec LAOUICHI Benyoucef, le frère de Boualem avec, à ses côtés, son fils.