Tablat, ma ville : est un espace d'échange et de dialogue entre tous les tablatis.
APPEL A TEMOINS
Je profite de la prochaine tenue de la rencontre préparatoire du colloque sur l'écriture de l'histoire de la région et surtout, du thème qui a été retenu ( la guerre d'indépendance) pour vous informer que lors d'une de mes recherches sur la toile, je suis tombé sur un article écrit sur le Titteri par un certain Georges Bouchet.
Cet article est accessible sur ce lien http://www.alger-roi.net/Alger/titteri/textes/1_titteri_introduction_bouchet.htm.
En parcourant cet article, fort documenté par son auteur, j'ai rapidement cherché la partie concernant Tablat. Je vous fais grâce des détails relatifs aux origines de notre ville, de sa géographie et de sa composante humaine. Ce qui attiré mon attention, c'est un passage relatant une embuscade tendue le 24 février 1956 par nos valeureux moudjahidine à la soldatesque ennemie. Dans ce passage,repris ci-dessous, nos combattants sont traités de sanguinaires et de violeurs d'enfants ! ! !
Extrait du livre " Le onzième commandement " page 402
Le matin du 24 février sur la route de Sakamody, au col des deux-bassins, un car qui desservait journellement Bou-Saada,
une Aronde, une Peugeot 403 et un camion sont successivement tombés sur un barrage de rebelles en tenue militaire.
Un sous-officier musulman se trouvait parmi les quelques passagers du car. Les fellaghas l'ont tué et ont forcé le chauffeur et les passagers, tous arabes, à basculer le véhicule dans le ravin
avant de les laisser partir.
L'Aronde est arrivée ensuite avec 5 touristes, la famille Salle, des gens de Bretagne, qu'accompagnait un ami parisien. Ils revenaient eux aussi de Bou-Saada. Les détails de la tuerie n'ont pas
été publiés, mais ils ont été vite connus. Le mari garrotté a pu voir sa femme, sa belle-mère et sa petite fille de 7 ans violées et tuées avant d'être égorgé à son tour comme son ami. Viol et
égorgement, toujours ce rituel de possession et de sacrifice.
La Peugeot 403 est alors apparue et les deux passagers, un architecte d'Alger, José Ritter et son assistant musulman, ont été également égorgés. Le chauffeur du camion, Georges Comte, est mort d'une balle dans la tête alors que ses 4 arabes demandaient aux tueurs de l'épargner, c'était leur patron, un bon patron. Les fellaghas leur avaient répondu : " Voilà pour les bons patrons ".
Les fellaghas sont ensuite allés massacrer les habitants d'une mechta voisine qui les avaient mal reçus, massacre dont les voix du FLN accusèrent l'armée selon l'usage : les villages voisins qui savent apprennent la leçon, l'étranger qui ne sait pas condamne la France.
Vous comprenez, maintenant, pourquoi j'ai intitulé le sous-titre "APPEL A TEMOINS" : je demande à toute personne qui viendrait à lire cet article de faire l'impossible pour prendre contact avec les moudjahidine encore en vie et ayant effectivement participé à cette embuscade pour que la Vérité soit dite. Il faut apporter un démenti cinglant à ce soit disant "historien" qui sera contacté pour la circonstance.
Djamal TIDJANI