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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 18:27

A L'OCCASION DE L'AID EL ADHA EL MOUBARAK 1437 ; L'ADMINISTRATION DU BLOG VOUS PRESENTE SES MEILLEURS VOEUX.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 14:29

Nous sommes un jour de semaine de ce caniculaire mois d’août de 2016 et je suis bien calé dans ma chaise à la placette de Baba Hassen, ancien petit village colonial dans la proche banlieue d’Alger, lieu de rencontre de nombreux retraités qui y vivent, comme moi.

Pour la petite histoire, autrefois, du temps de la colonisation française, il y avait, à cet emplacement, un boulodrome où pratiquement seuls les colons étaient admis à jouer, entre eux bien sûr, aux jeux de boules (pétanque et jeu long pour les puristes) . Les rares autochtones qui habitaient la ville regardaient de loin les matchs durant lesquels la bière (j’espère ne pas choquer des oreilles sensibles…..) coulait à flots

Depuis l’année 1985, le décor a quelque peu changé puisque l’APC de Baba Hassen, nouvellement créée, avait autorisé la construction d’un cercle sportif (on l’appelle, ici, la buvette , peut-être en souvenir de l’ancien bar du coin transformé actuellement en maison d’habitation ) dont la gestion avait été accordée à une veuve de chahid.

L’endroit est très agréable, bien aéré pour les personnes qui n’aiment pas trop la fumée des cigarettes et à l’abri des rayons du soleil grâce à l’ombre fournie par plus d’une dizaine d’arbres plantés il y a bien longtemps….c’est à dire au début du siècle dernier, bien avant l’indépendance de notre pays. Vous m’avez compris, n’est-ce pas ?

J’ai donc choisi cet endroit pour entamer l’écriture de cet article qui m’a été inspiré par un ami – Lakhdar, pour ne pas le nommer, un natif du bled et ancien cadre supérieur à la Sonelgaz. Ce dernier m’avait fait remarquer quelques jours plutôt que, dans leur grande majorité, les articles publiés dans ce blog – Tablat, ma ville – avaient pour thème essentiel le football.

J’avais dis à mon ami Lakhdar que sa remarque était pertinente mais que la « sècheresse » de l’actualité dans notre ville y était pour beaucoup !

Qu’à cela ne tienne ! j’ai décidé de suivre le conseil de mon ami Lakhdar et de changer complètement de registre.

Pour cette fois, on va laisser le football sur la « touche » pour dribbler avec un autre sport qu’est la paléoanthropologie . Oui, j’ai bien écris « paléoanthropologie » !

Pour la définition du terme « paléoanthropologie », j’ai pris la première que j’ai trouvée sur un dictionnaire en ligne, c'est-à-dire qu’elle est une discipline scientifique dont l'objectif est d'étudier l'Homme depuis la Préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine à travers sa technique grâce à l'ensemble des vestiges matériels ayant subsisté et qu'il est parfois nécessaire de mettre au jour (outils, ossements, poteries, armes, pièces ...).

Mais qui s’adonne à une telle discipline chez nous, à Tablat ?

C’est mon ami d’enfance avec qui j’ai partagé les bancs de l’école primaire et du collège à Tablat et par la suite ceux du lycée Fekhar à Médéa.

Il s’agit de Ali Moussaoui, né un premier novembre de l’an mil neuf cent quarante neuf dans son douar d’Ouled El Kadi, à quelques encablures de Tablat. Qui, parmi la génération des années 1950, ne se souvient pas de Amar ; le père d’Ali. Et comment ne pas se souvenir de lui, avec ses grandes moustaches et son turban en forme de calot, lui qui nous a tous donné, à un moment ou à un autre de notre tendre enfance, des coups de bâtons sur nos endroits charnus en punition aux innombrables bêtises que nous commettions pendant les vacances d’été et pas seulement ! Il faut dire que Ammi Amar, comme on l’appelait, était garde champêtre de son état et était…… très sévère !

C’est donc un peu à la dure que Ali a grandi et c’est certainement l’éducation reçue de son père qui a forgé son caractère.

Fermons cette parenthèse et reprenons le fil de notre courte biographie d’Ali. Après le lycée Fekhar, il embrassa une carrière d’enseignant depuis le début des années 1970 jusqu’à sa retraite en 2005. Une retraite bien méritée mais Ali n’était pas quelqu’un qui allait finir ses vieux jours à traîner dans ses pantoufles !

Mais quel est le lien entre Ali Moussaoui et l’archéologie ? Apparemment aucun, de prime abord, mais en réfléchissant un peu je me suis rappelé que mon ami suivait assidûment les cours de géologie que nous dispensait feu Courbon Youcef, notre professeur bien aimé du collège de Tablat.

Ali était toujours à ses côtés lors des sorties sur le terrain, dans la région de Tablat, à la recherche de ruines romaines notamment.

C’est ainsi que depuis qu’il a un peu plus de temps libre à consacrer à sa passion - parce que s’en est une- Ali multiplie ses recherches sur le terrain en sillonnant toute la région de Tablat et même au-delà.

Pour assouvir sa curiosité grandissante dans cette science, il se documente, il achète des livres, des dictionnaires et même un appareil de photos numérique et trouve du temps pour regarder des émissions de télévision traitant de sujets en relation avec l’archéologie et la paléontologie. Il est sans préciser que tous ces achats ont été effectués sur ses propres deniers ! L’information vaut son pesant d’or pour qui ne connait pas Ali !

En bon « professionnel », il allie ses recherches livresques à ses propres découvertes d’objets anciens, très anciens même, qu’il trouve sur les nombreux terrains qu’il ne cesse de sillonner seul ou en compagnie de Ayache Hadjam, un autre ami d’enfance.

Pour ma part, j’ai eu le plaisir de l’accompagner, en 2014, aux ruines de Rapidi ( Djouab) ou de voir ensemble , début 2016, des fouilles archéologiques toujours en cours à la sortie de la ville d’El Omaria et , enfin, de visiter ( découvrir) des ruines romaines du côté de Sidi Brouni, dans la daira d’El Azizia à une quinzaine de kilomètres de Tablat.

Ali m’a confié, photographies à l’appui, qu’il a découvert ce qui s’apparenterait à une réplique de la ville de Rome dont des vestiges sont répandus sur une vaste étendue allant de l'oued ISSER jusqu'à Resfa, au nord. ( c'est à dire dans la proche banlieue de Tablat !!!). Il y aurait même les sept fameuses collines et beaucoup d'autres vestiges !!!……il va falloir à notre ami de solides preuves pour nous convaincre, nous autres sceptiques en tous genres !

Au fil du temps, Ali a amassé une quantité d’objets trouvés ou achetés, objets qui témoignent des conditions de vie de nos aïeuls et mêmes de nos ancêtres les plus lointains. N’est-ce pas le but des travaux de tout archéologue qui se respecte ?

Selon ses dires, il aurait découvert plusieurs sites de ruines romaines méconnus jusqu’à nos jours, sites qu’il n’a pas manqué de photographier. Ali ne s’arrête pas à ses découvertes et pousse ses recherches sur les archives qu’il trouve sur le net.

De découvertes en découvertes, Ali est comme pris d’une frénésie qui le pousse à approfondir ses connaissances sur tout ce qui touche de près ou de loin à l’archéologie et à la paléontologie de notre région notamment.

En s’adonnant à sa passion, Ali a amassé un trésor constitué d’outils rudimentaires ou préhistoriques, d’ossements, de poteries, des amulettes, des fossiles en tous genres…etc.

Ayant été enseignant toute sa vie, Ali souhaiterait vivement partager ses découvertes avec les jeunes étudiants notamment ceux des lycées et collèges de Tablat d’autant plus que les associations culturelles auxquelles il adhère sont pratiquement en hibernation à Tablat.

Les moyens financiers et surtout matériels lui manquent pour organiser des expositions et animer des discussions-débats avec le public. Il compte beaucoup sur le soutien des autorités locales pour l'aider dans sa tâche. Il n'a pas manqué, pour sa part, de se mettre en relation avec la Direction de la Culture à Médéa ou la Direction du musée du Bardo à Alger.

J’ai eu le privilège de voir quelques objets de sa collection et je dois dire que j’ai été émerveillé par les soins qu’il apporte à leur présentation et à leur conservation notamment pour certains articles extrêmement rares !

Ali prépare la rédaction d’un livre où il compte tout nous dire sur nos origines et plus de choses encore. On attend avec impatience son ouvrage.

Après la publication de cet article, je demanderai à mon ami Ali de m’accorder un entretien pour qu’il nous éclaire plus en détails sur les résultats de ses recherches.

Djamal TIDJANI

La salle de conférence Rabah Belkada , à Tablat, lieu de prédilection de notre ami Ali.

La salle de conférence Rabah Belkada , à Tablat, lieu de prédilection de notre ami Ali.

Photo prise par moi même lors d'un déjeuner chez un ami.

Photo prise par moi même lors d'un déjeuner chez un ami.

Ali assidû à toutes les manifestations à caractère culturel....

Ali assidû à toutes les manifestations à caractère culturel....

Pour bien visionner cette photo , il est nécessaire de l'aggrandir. C'est le mariage de mon ami Ali ...et je suis à ses côtés du temps où j'avais moi aussi 20 ans , le temps des cheveux longs !!

Pour bien visionner cette photo , il est nécessaire de l'aggrandir. C'est le mariage de mon ami Ali ...et je suis à ses côtés du temps où j'avais moi aussi 20 ans , le temps des cheveux longs !!

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 19:24

Il est utile, voire parfois nécessaire, de faire quelques rappels sur les évènements sportifs organisés par la ville de Tablat ces dernières années.

Le 05 juillet 2011, un hommage a été rendu à quatre vétérans du MBTablat : Taïbi Sadek - Lakhdari Abderazak - Mossab Ahcene et Bouachaoui Ramdane

le 17 mars 2012, il y a eu le jubilé à la mémoire de feu Hadj Abdelkader Tidjani, un des membres fondateurs du club et un de ses plus prestigieux président puisque c’est durant sa gestion que le MBT a connu ses heures de gloire en se permettant de jouer dans la cour des grands en nationale 2.

Le samedi 13 juin 2015, Tablat a renoué avec le souvenir en organisant la commémoration de l’accession, le 25/05/1979, du MBT en championnat inter-ligues.

A cette occasion, trois prix symboliques ont été décernés dont deux aux buteurs Rachid Robai et El Kedim Mohamed et le troisième, à titre posthume, à Amar Dahmani, ancien joueur décédé ( Allah Yerhmou).

Il faut dire que le culte du souvenir est bien ancré dans l’esprit des jeunes tablatis !

En évoquant la jeunesse de Tablat, il faudrait rendre hommage, en ce début d’article, à l’équipe de jeunes qui a organisé de bout en bout cette sympathique manifestation avec l’aide des autorités locales et du précieux concours des sponsors que nous remercions au passage,

Ces quatre jeunes, anciens joueurs du MBT, sont : Karim Zerkouk, Djamel Nouicer, Mohamed Mossab, Sofiane Tidjani sans oublier, cependant, Messieurs Deraoui Mustapha et Abdelaziz Sellaoui ainsi que Mohamed Gueddouche qui ont assuré la logistique à Alger pour faire parvenir les invitations aux personnalités sportives.

La cérémonie a débuté , en présence de Messieurs Douadi , Chef de la Daira de Tablat, et de Tidjani Mounir , Président de l’APC de Tablat, par la lecture de quelques versets du Saint Coran et l’écoute de l'hymne national Kassaman une minute de silence a été observée à la mémoire de Djamel Bouachaoui.

Le président de l'APC de Tablat - le jeune Mounir TIDJANI- a, dans son allocution, souhaité la bienvenue à tous les invités et s'est félicité de la présence des personnalités politiques et sportives qui ont honoré de leur présence la ville de Tablat.

Cette introduction nous permet d’enchainer sur la dernière manifestation sportive qui a animé notre ville, à savoir le jubilé à la mémoire de Djamel Bouachaoui, Allah Yerhmou, ancien gardien de buts du MBT, de l’USMAlger, du WA Boufarik et de le NRBBerrouaghia.

Que dire de ce grand sportif qui n’ a laissé derrière lui que de bons souvenirs , du respect et une grande estime de la part de tous ceux qui l’ont côtoyé soit comme co-équipiers , entraineurs ou dirigeants ?

La réponse nous a été donnée par tous ceux qui se sont succédés à la tribune de la salle des fêtes « BELKADA Rabah » de la ville de Tablat et qui ont été unanimes pour souligner, chacun à sa manière, les grandes qualités humaines, sportives et morales de Djamel Bouachaoui.

Nous citerons, entre autres, Rédha Abdouche ( ancien sociétaire de l’ USMAlger) , Saadi Nouredine (ancien entraineur ) , Mustapha Deraoui qui , submergé par l’émotion et les yeux larmoyants, n’a pu prononcer aucune parole sauf « Allah Yerhmou » , Sellaoui Abdelaziz qui a fait le déplacement à Tablat sur ses deux béquilles, Zenir Abdelouahab ( ancien joueur du MCA) qui remercia la ville de Tablat pour cette commémoration ,Djamel Menad ( ancien joueur de la JSK) qui évoquera l’élégance à tous points de vue de Djamel Bouachaoui sans oublier Mourad Boutadjine , le chroniqueur sportif qui a , notamment, exhorté les autorités et les jeunes de Tablat a redoré le blason du MBT et Mohamed Djaadi de Djazairia TV.

Après les « sportifs », ce fut le tour des dirigeants et joueurs du WAB d’évoquer les qualités de leur ancien sociétaire , appuyés en cela par Monsieur Azouaou, le député de Blida et président de la commission « jeunesse et sports » au niveau de l’ APN et , enfin, par le fils de Djamal Bouachaoui , l’invité d’honneur, accompagné, à cette occasion, par son oncle et par ses cousins de l’Arba ( une autre famille de sportifs dans d’ autres disciplines, le judo et le karaté).

Après les différents discours élogieux à la mémoire de Djamel Bouachaoui, tous les invités furent conviés, aux environs de 11 heures trente, à déguster un thé maison accompagné de Zlabia ramenée par les frères de Boufarik, une Zlabia si croustillante que même certains gourmands diabétiques ont en mangé !

Après le thé et comme les lois de la tradition sont immuables à Tablat, notre chef gastronomique Sellali Mourad nous gratifia d’un couscous que nos invités ont unanimement qualifié d’excellent.

A partir de 15 heures fut organisé, au stade municipal Abdelkader Tidjani, un tournoi de football qui a réuni quatre équipes de « jeunes » vétérans qui se sont donné la réplique en dépit de l’âge et des embonpoints bien visibles sur beaucoup d’entre eux !

Le coup d’envoi du tournoi a commencé aux sons de la fanfare municipale dont les membres , juvéniles, portaient des uniformes riches en couleurs.

Avec le MB Tablat , il y avait trois équipes : l’ USMAlger , le WABoufarik et une autre composée d’une pléiade d’anciens joueurs internationaux ayant évolué au MCA , à la JSK ou à l’ESSétif , équipe qui a refilé six buts au MBT en encaissant deux seulement ( les buteurs ont été l’œuvre du talentueux Rachid Robai et du « jeune » Ihaddadene Djamel).

Pour les amoureux du détail, nous citerons, ci-après et sans ordre alphabétique, les noms des joueurs ayant fait le déplacement à Tablat :

  • Zidane Djamel
  • Menad Djamel
  • Ait Mouhoub
  • Bellemou
  • Meghichi
  • Matem Rédha
  • Mattem Senior
  • Driouche
  • Bentaleb
  • Amirat
  • Salhi
  • Bérouni Ramdhane
  • Bourebala
  • Messaoudi
  • Laroussi
  • Kebdi
  • Guebriout
  • Baba
  • Layachi
  • Zagzi
  • Mheîss
  • Izorar
  • Barabas
  • Aoulmi
  • Maaziz
  • Abdouche Rédha
  • Zenir Abdelouahab
  • Derraoui
  • Sellaoui

Il est à noter que certains joueurs n’ont pu répondre à l’invitation de Tablat car ils ont été retenus pour participer aux festivités du 1er mai .

Parmi les nombreux spectateurs, ils y avaient Monsieur Ferradji, représentant le Directeur de la jeunesse et des sports de la wilaya de Médéa, les anciens entraineurs Saadi Nouredine et Bourayou ainsi que Khalef Abdelkrim, le frère de Mahieddine Khalef. La famille Bouachaoui était également au complet , ceux d’Alger, de l’Arba et de Tablat représentée par Ramdhane Bouachaoui ancien joueur du MBT. Il faut dire que le jubilé de son cousin Djamel lui tenait à cœur et Ramdhane a suivi de près la préparation de cette manifestation .

Toujours en présence de Messieurs le Chef de la Daïra et le président de l’APC de Tablat, des prix commémorant l’évènement ont été remis au fils de Djamel Bouachaoui , aux dirigeants du WABoufarik ainsi qu’à plusieurs autres invités.

Pour l’histoire, nous rappellerons que la carrière de Djamel Bouachaoui au MENACERIA de TABLAT ( MBT ) commença en 1982, saison durant laquelle ANWAR BACHTA était entraineur de l’équipe ce qui boosta le MBT à jouer les premiers rôles avec notamment le renforcement des effectifs par des joueurs de valeur tels que Yacef (USMA),Yousfi (MCA),Yermeche "barabas" USMA et MCA), Benaissa (USMA), Aoulmi USMA), SI Kaddour (MCA), Belkorissat (Allah Yarhmou) de l’USMBA.

Djamel Bouaichaoui s'illustra avec brio au cours de cette saison.

La qualité des prestations de l'équipe et la fin époustouflante effectuée à la fin de cette saison 1982/1983 incita l'ensemble des joueurs à rempiler pour la saison suivante et, à leur tête, Djamel Bouaichaoui témoignant ainsi sa fidélité au MBT.

La saison 1983/1984 a été pour Djamel Bouaichaoui et le MBT fructueuse puisque le club cher à Abdelkader Tidjani fut sacré champion en obtenant haut la main son accession en Nationale 2, l'antichambre de l'élite. Djamel Bouaichaoui a grandement participé à cet heureux dénouemen en apportant toute sa classe, son brio et surtout son expérience au service de l’équipe.

Son immense expérience allait encore compter en cette saison 1984/1985 pour le MBT et sa présence parmi les grosses cylindrées telels que l'USMA,,la DNCAlger, l'OMédéa, l'USMBlida, le SKAF, l'ARBAA, l'ESMKoléa ou la JSEBiar.....

Djamel Bouaichaoui s'illustra de fort belle manière en dépit de la forte concurrence des autres gardiens de l’époque, à savoir KEBDI et MED KESRAOUI.

La lune de miel entre Djamel Bouaichaoui et le MBT prit fin en ce début de saison 1985/1986 , saison durant laquelle il rejoignit les rangs du NEDJM de BERROUAGHIA où un autre challenge l'attendait , celui de faire accéder ce club en NATIONALE 2.

Djamel Bouaichaoui, né à Alger - Bab El Oued - en 1952, s’est éteint en 1999, à la fleur de l’âge, suite à un malaise cardiaque.

Que peut-on dire, avec le recul, sur cet évènement si ce n’est que, la ville de Tablat peut s’enorgueillir d’avoir, parmi sa population, des jeunes qui ont été capables, avec des moyens modestes et dans des délais très courts, d’organiser une telle manifestation sportive.

L’autre fait saillant est la médiatisation que cet évènement a connu auprès des organes de presse puisqu’il fut évoqué par Chourouk TV ( émission de Mourad Boutadjine), Djazairia TV , chez Mohamed Djaadi et El Hadef.

En conclusion, il nous faut, malheureusement, annoncer que le MBT a rétrogradé cette saison et que pour ces raisons notre ami Yahia Guers n’a pu assister au tournoi du stade Abdelkader Tidjani. Pour cet ancien joueur et dirigeant, on ne fête pas une rétrogradation. Ce sont les aléas du calendrier, Yahia !

Le mot de la fin lui revient puisque ses déclarations contenues dans sa dernière intervention du 13 juin 2015 sont toujours d’actualitéen ce sens qu’il fallait « créer les fondements d’un club structuré en axant le travail sur la formation des jeunes ».

Mourad Boutadjine a également abonder dans ce sens et a déclaré, tant à Tablat que’ sur les plateaux de télévision que le MBT ne méritait pas ce sort et que les dirigeants et les joueurs devraient relever le défi pour qu’on puisse bientôt revoir le MBT aux premiers plans !

Djamal TIDJANI

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 00:16

En ce jour de vendredi 29 avril 2016 à eu lieu la traditionnelle exposition des vieilles guimbardes à Tablat , Plus précisément à Remlaya, chez notre ami Alliliche Said.
Prévue pour le 16 mai prochain , l"évènement a été avancé pour des raisons de calendrier , les propriétaires des véhicules ne pouvaient pas se libérer à la date fixée initialement.

 

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 20:20

Le samedi 30 avril 2016 , la ville de Tablat organisera le jubilé d'un de ses fils en la personne de Djamel Bouachaoui ( Allah Yerhmou) qui a joué au sein du club de foot ball - le MBTablat - en qualité de gardien de buts.

Pour ceux qui n'ont pas connu ce grand joueur, notre ami Kamel Meziane, en sa qualité d'ancien joueur et dirigeant du MBTablat, nous livre ci-dessous quelques détails sur la carrière de feu Djamel Bouachaoui.

" Djamel Bouaichaoui est né à Alger - Bab El Oued - en 1952, et est décédé d'une crise cardiaque en 1999 après une séance d’entrainement de maintien de la forme , juste après avoir pris son bain.

Ses parents sont originaires de Tablat plus exactement de la dechra de Sebt El Bellout, près de Baata ( wilaya de Médéa).

Ancien joueur du WABoufarik du temps de la splendeur de ce dernier avec ses célébrités tels que l’arrière central SELMI "téte d'or" ,le virevoltant et néanmoins international SMAIN,HAOUALI,TITTRI,MISSOURI,LAKEHAL,YOUSFI,ZENDER etc. Il avait à peine 20 ans lorsqu'il a été appelé à jouer en équipe nationale "A" entrainée, alors, par SAID AMARA aux cotés de OUCHENE et ABROUK.

SAID AMARA n'hésitera pas à le faire entrer pour suppléer l'husseindéen OUCHENE, blessé le soir d'un match « casse-cou » contre le MAROC où il brilla surtout à limiter les dégâts contre les FARAS,ACILA,MUSTAPHA,PITCHOU,BOUDJEMAA, FILLALI et autres LARBI ainsi que le gardien ALLAL and co.

Ensuite il ralliera l'équipe des "ALWANES" ,en l'occurrence l'USMA avec sa pléiade de joueurs de talent et cette constellation de superstars à l'image de ABDERRAHMANE ,MEZIANI (ALLAH yechfih), BERROUDJI,CHALABI,ZERIBET,ABDOUCHE,BRANCI, ALLIK,DEBBAH et KEDDOU (allah yarhamhoum),LAALA,.

C'était de grands joueurs au crépuscule de leur carrière mais qui conservaient toujours de beaux restes

IL faut dire aussi que Djamel , de par la « qualité » et la « force » de son talent , a su s'imposer aux cotés de ces ténors ce qui était loin d’être une simple sinécure. Il connaitra avec l’Usma plus de déboires que de joies surtout en coupe et fût profondément touché par la dernière qu'il perdit en 1980 face à l'Entente de Sétif sur le score de 1 but à 0 alors que l'USMA était ,comme d’habitude ,le super favori.

Néanmoins l'équipe se rattrapa la saison suivante avec la venue comme entraineur d'un grand Monsieur en la personne de ALI BENFEDDAH, l'enfant terrible de "HAD EL-REBAIYA " du coté de SOUAGUI .Il gagna le pari d'offrir à l'USMA cette dame coupe que le club de SOUSTARA courtisait déjà depuis 1968 et à qui elle aura tourné le dos par 8 fois.

BOUAICHAOUI faisait partie de cet effectif gagnant que composaient les GUEDIOURA-père, BETROUNI, le transfuge mouloudéen, l'ex-belcourtois M'HAMED TALBI (krappa), les annabis RABET et ALI-MESSAOUD etc.

Vint le tour de TABLAT de profiter de ses services. L'appel du cœur aidant, ce fils de la région intégra le MENACERIA de TABLAT ( MBT ) en 1982.

Il donnera la pleine mesure de son talent de gardien de buts car TIDJANI ABDELKADER, le président du MBT l’aida à acquérir un logement alors qu’il était menacé d'une expulsion de celui que lui louait l'USMA vu qu'il a été libéré du club .Il avait eu beaucoup de sollicitations à l'époque de la part de plusieurs clubs plus ou moins huppés mais son choix se porta pour le MBT. La venue , comme entraineur , de ANWAR BACHTA, boosta le MBT à jouer les premiers rôles avec aussi le renforcement par des joueurs de valeur tels que YACEF (USMA),YOUSFI (MCA),YERMECHE "barabas" USMA et MCA),BENAISSA (usma),AOULMI USMA),SI KADDOUR (MCA), BELKORISSAT (Allah Yarhmou) de l’USMBA.

DJAMEL BOUAICHAOUI s'illustra avec brio au cours de cette saison 1982 s’avéra, pour le MBT, une année d'apprentissage des arcanes des coulisses mais surtout à ses dépends puisque terminant la saison 1er au classement général et ne fût départagé qu'au goal-average simple (1 à 0 pour le MBT à l'aller et 0 à 2 pour Blida au retour) au profit de l'USM Blida.

Cette saison a aussi connu une valse de cinq entraineurs, ce qui a influé négativement sur le rendement de l'équipe dans certains matchs. Après BACHTA il y a eu BELLAMINE jr, HAMID MADANI et SAADANE pour terminer les 8 derniers matchs et rattraper ainsi le retard cumulé sur l’USM BLIDA.

La qualité des prestations de l'équipe et la fin époustouflante effectuées à la fin de cette saison 1982/1983 incita l'ensemble des joueurs à rempiler pour la saison suivante et, à leur tête, DJAMEL BOUAICHAOUI témoignant ainsi sa gratitude envers celui qui l’avait aidé dans les moments difficiles et ce sans la signature de contrat avec le MBT.La saison 1983/1984 fût pour BOUAICHAOUI et le MBT fructueuse et a vu le club cher à ABDELKADER TIDJANI (ALLAH yarhmou) sacré champion et obtint haut la main son accession en NATIONALE 2 , l'antichambre de l'élite. BOUAICAHOUI a grandement coopéré à ce couronnement, apportant toute sa classe ,son brio et surtout son expérience au service du collectif.

Son immense expérience allait encore compter en cette saison 1984/1985 pour le MBT et sa présence parmi les grosses cylindrées telels que l'USMA,,la DNCAlger, l'OMédéa, l'USMBlida, le SKAF, l'ARBAA, l'ESMKoléa ou la JSEBiar.....les ténors de l'époque quoi !

BOUAICHAOUI s'illustra de fort belle manière en dépit de la forte concurrence des autres gardiens de l’époque, à savoir KEBDI et MED KESRAOUI.

La lune de miel entre Djamel et le MBT prit fin en ce début de saison 1985/1986

Pour des raisons multiples notamment la politique de rajeunissement des effectifs adoptée par les dirigeants de l'époque, Djamel a opté pour le NEDJM de BERROUAGHIA où un autre challenge l'attendait : celui de faire accéder le club en NATIONALE 2, objectif qui ne tarda pas à se réaliser

Le club cher à si MOHAMED BOUSMAHA, connu sous d'autres cieux par le surnom de maoudjahid "SI MOHAMED BERROUAGHIA" ,ne tarda pas à afficher ses prétentions .

Il réalisa enfin ce rêve qui le fera sortir du purgatoire des divisions inférieures ,s'imposa et accéda finalement en NATIONALE 2.

Djamel apporta ,bien sùr, sa touche et sa contribution en dépit de son âge. il avait, au passage, retrouvé son ancien comparse en la personne de ZOUBIR MAAZIZ avec qui il avait partagé des joies avec le MBTablat.

Il prit sa retraite en apothéose qu’il partagea avec les siens et sa petite famille lorsque le destin et la fatalité le rattrapa un soir alors qu’il était assis devant sa télé, après un footing et quelques exercices physiques. Il succomba à une crise cardiaque foudroyante et impardonnable.

ALLAH YARHMOU

inna lillah wa inna ilayhi radjioune

Ce fût un modèle de sérieux et d'abnégation dans le travail ainsi qu'un homme exemplaire dans sa conduite et son quotidien" .

Kamel Meziane.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:30

En ce samedi 13 juin 2015, Tablat a renoué avec ce qui s'apparente à une spécialité ou plutôt une tradition. : créer l'événement. Pour cette fois-ci, il s'agit de la commémoration d'un anniversaire d’ordre sportif.

Il y a trente six ans, le 25/05/1979, le club de football de Tablat- le MBT- accédait en championnat inter-ligues en battant, en match barrage, l'équipe de Berrouaghia, le NRRB, sur le score de 2-1 au stade Si Hamdane de Médéa.

Les buts ont été marqués par Robai Rachid et El Kedim Mohamed.

Cette accession - la première pour l'équipe de Tablat depuis l'indépendance - donna suite à toute une semaine , que dis-je, à plusieurs jours de fête dans tous les quartiers de la ville.

Ce sont ces journées de liesse que nous avons voulu revivre par l'image et par le témoignage de ceux qui ont eu le privilège d'y assister.

Pour la circonstance, une modeste cérémonie a été organisée , cérémonie ayant regroupé les anciens joueurs du MBTablat, du NRRBerouaghia et l'équipe des vétérans de la ville de Reghaia d'où est originaire le joueur et buteur attitré du MBT, Rachid Robai.

Comme le veut la tradition à Tablat, la cérémonie a débuté par la lecture de quelques versets du Saint Coran ( le jeune Abdallah Nouar s'est révélé un récitateur hors pair) et l'hymne national Kassaman.

Le président de l'APC de Tablat - le jeune Mounir TIDJANI- a, dans son allocution souhaité la bienvenue à tous les invités et s'est félicité que les jeunes joueurs du MBT soient bien pris en charge actuellement par l'entraineur Zeghouani Salim assurant, par cette action de formation une relève certaine des effectifs du club.

Après l'intervention de Djamal Tidjani, intervention relatant les journées de liesse du mois de mai 1979 et un bref retour sur l'histoire du club, trois prix symboliques ont été décernés dont deux aux buteurs Rachid Robai et El Kedim Mohamed et le troisième, à titre posthume, à Amar Dahmani, ancien joueur décédé ( Allah Yerhmou).

Et.....comme le veut la tradition, la matinée s'est achevée autour d'un excellent plat de couscous que tous les invités ont apprécié.

En fin d'après midi - chaleur oblige - un match gala a opposé l'équipe des vétérans de la ville de Réghaia et une équipe composée d'anciens joueurs du MBTablat et du NRRBerrouaghia, ceux-là même qui se sont affrontés lors du match barrage.....il y a maintenant trente six ans !

Un match remporté le plus logiquement du monde par l'équipe de Réghaia par 2-1.

Avant de quitter Tablat, tous les invités ont été conviés à des rafraichissements et rendez-vous a été pris , inchallah, pour le mois de novembre prochain pour rendre hommage à un ancien joueur du MBT, le regrétté Bouachaoui Djamel.

Pour conclure, je tiens à remercier Monsieur Tidjani Mounir et ses collorateurs en la personne de Lakehal Réda et le personnel gérant la salle des fêtes Rabah Belkada.

Mes derniers remerciements vont aux deux principaux sponsors, MEZIANE Djamel et SELLALI Rachid.

Djamal TIDJANI

INTERVENTION DE DJAMAL TIDJANI

Monsieur Tidjani Mounir, le président de l'APC de Tablat,

Monsieur Gahar Ali, le Chef de la daira de Sidi Aissa,

Les anciens joueurs de l'équipe de Berrouaghia,

Les joueurs vétérans de l'équipe de Réghaia,

Les anciens joueurs du MBT « historique » qui sont toujours restés attachés à notre ville en répondant favorablement à toutes nos invitations,

A vous tous, soyez les bienvenus pour partager avec nous ces moments de joie dans cette belle salle des fêtes du nom du chahid Belkada Rabah.

On aurait souhaité faire coïncider notre réunion d’aujourd’hui avec la date du 25 mai 2015 mais les occupations des uns et des autres ne l’ont pas permis. Mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas ?

Qui nous a réunit, aujourd’hui ? C’est le sport, le football et qui dit football à Tablat dit obligatoirement le Menaceria Baladiate Tablat – le MBT et qui dit MBT pense tout naturellement à El Hadj Abdelkader Tidjani ( Allah Yerhmou),

Le MBT nous a permis de nous retrouver entre jeunes et moins jeunes, d’évoquer les bons vieux souvenirs de notre club. Un jeune qui doit aimer la symbolique m’a dit pourquoi ne pas mettre cette journée sous le triptyque « souvenirs, retrouvailles et réconciliation ». pourquoi pas ?

Le souvenir des bons et mauvais moments vécus par notre équipe de football; les retrouvailles entre deux générations de tablatis, et la réconciliation entre nous mêmes pour les petites querelles du passé, n'est-ce-pas les anciens du CRT et du MBT.

Mais en parlant de réconciliation, notre souhait, aujourd'hui, serait que cette journée soit l'occasion de nous réconcilier définitivement et solennellement avec nos adversaires sportifs d'hier, les joueurs et les dirigeants de la ville de Berrouaghia.

Leur présence parmi nous, parmi leurs frères tablatis, est la preuve que les confrontations qui avaient, parfois, débordé du cadre sportif sont maintenant dépassées, enterrées et oubliées.

Pour illustrer encore mieux l'État d'esprit qui prévaut entre les deux villes, nous précisons que des joueurs vétérans de Berrouaghia seront mêlés à ceux du MBT pour donner la réplique aux autres vétérans de la ville de Reghaia. Le match se jouera en début d'après-midi midi.

Pour revenir à cette journée, je dois dire qu’ils étaient nombreux ceux qui se sont interrogés sur l’opportunité d’organiser une telle rencontre. Mais tous, sans exception aucune, ont approuvé cette initiative après avoir pris connaissance de son objectif.

Oui, et au risque de nous répéter, il est utile et même nécessaire de consacrer une journée pour se rappeler aux bons vieux souvenirs des jours glorieux de notre jeunesse, pour nous permettre de nous retrouver entre tablatis et en compagnie de tous les amis de Tablat , et surtout pour avoir une pieuse pensée à la mémoire de ceux qui ne sont plus là. Allah Yerhamhoum.

Le meilleur souvenir que nous évoquerons aujourd’hui, concerne la journée du jeudi 25 mai 1979. Oui, cela fait trente six ans et beaucoup d’entre nous ont oublié ce qui s’est passé ce jour là, ce jour où le MBT a battu l’équipe de Berrouaghia en match barrage, match permettant l’accession en inter-ligues.

En parlant d’accession, il faut dire que notre adversaire du jour, le NRBBerrouaghia, a lui aussi, par un heureux concours de circonstances, accédé en inter-ligues cette saison 1979/1980 mais fut intégré dans un autre groupe que le MBT.

Nous saisirons cette occasion, en ce samedi 13 juin 2015, pour donner l’occasion à notre jeunesse sportive de renouer avec l’histoire de sa ville et, pour être plus précis, avec l’histoire du parcours sportif de son équipe de foot-ball depuis sa création à nos jours.

Notre rencontre sera une nouvelle occasion, pour nous tous, de rendre hommage à la mémoire des pionniers dans cette fantastique épopée footballistique. Avant de continuer, nous vous demandons d’observer une minute de silence à la mémoire de ceux qui nous ont quittés et ils sont nombreux, Allah Yerhamhoum. A titre d’hommage posthume, nous donnons ci-après leurs noms pour que les générations actuelles et futures se rappelleront de ces illustres tablatis et amis de Tablat qui ont tant donné au sport et à leur ville, ce sont :

  • Mennacer Abderazak, joueur et dirigeant,
  • Rahim Omar, dirigeant,
  • Mihoub mihoub, joueur
  • Ait Said Makhlouf, joueur
  • El Hadj Lakhdari Messaoud, dirigeant,
  • Lakhdari Boualem, dirigeant,
  • Boumaza mohamed dit Lakhdar, joueur et dirigeant
  • El Hadj Tidjani Abdelkader, joueur et dirigeant,
  • Rezig Mahmoud, dirigeant,
  • Touati ali, dirigeant
  • Gheffar Ahmed, joueur
  • Belaloui Abdelkrim, dirigeant,
  • Hamidi Boualem, joueur et dirigeant,
  • Abderahmane Abdelaziz, joueur dirigeant,
  • Oudia Rabah, joueur,
  • Messani Chabane, joueur,
  • Guers Ahmed, joueur,
  • Aouali Abderahmane, joueur,
  • Kais Omar, joueur,
  • Gheffar Lounes, joueur,
  • Hamidi Abdelkader, joueur,
  • El Kedim Omar,joueur,
  • Tidjani Mohamed, joueur,
  • Laouichi Boualem, joueur,
  • Bouachaoui Djamel, joueur,
  • Assam Abdelaziz, joueur
  • Oulache Boualem, joueur
  • Toumi Mohamed, joueur
  • Aichaoui Mustapha, joueur,
  • Dahmani Amar, joueur,
  • Mouaîci Dahmane,joueur,
  • Hamiane Mourad, joueur,
  • Yahouni Mechri, entraineur
  • Hadidi Mohamed, joueur ( gardien de buts),
  • Habache Rachid dit bambino, joueur et entraineur en 1980/1981 décédé le 1/06/2015.

Mais aujourd’hui, nous voulons aussi faire revivre par l’image aux tablatis et à tous les amis de Tablat les journées mémorables de joie et de liesse que les habitants de notre ville n’avaient pas connues depuis longtemps.

Ce jour-là, l’équipe de football de Tablat –Menasria Baladiate Tablat – le MBT comme on aimait l’appeler avait donc battu, en match barrage, l’équipe de Berrouaghia – le NRBB - victoire qui ouvrait au MBT les portes de la division inter-ligues pour la saison 1979/1980.

Sur le chemin du retour sur Tablat, les joueurs et les dirigeants ont rendu visite, à Blida, à la famille de Menacer Abderazak, l’un des fondateurs du club, Cette visite surprise a émerveillé, après un moment d’étonnement, tous les membres de cette famille. Un geste hautement apprécié.

L’arrivée à Tablat fut tout aussi triomphale à telle enseigne que les femmes sont sorties dans la rue pour lancer des youyous prolongés. Des scènes que nous n’avions vues qu’aux premiers jours de l’indépendance durant l’été1962.

L’explosion de joie de toute la population de Tablat était visible dans tous les quartiers. Les vieux, dont beaucoup ne sont plus de ce monde ( Allah Yerhamhoum) et qui étaient quelque peu réfractaires au football montraient leur joie sans savoir exactement ce qui venait de se passer. Pour eux, les enfants de la ville ont gagné un match. C’était l’essentiel.

La fête a ainsi continué tard dans la soirée aux sons de la ghaîta et des tbals et Ramdhane Bouachaoui a agrémenté le spectacle en allumant des feux d’artifices qu’il avait cachés pour la circonstance.

Au grand bonheur des dirigeants et de toute la population de Tablat, aucun accident aussi minime soit-il n’a été enregistré ce jour là.

La fête a été totale après le dîner organisé une semaine plus tard par les dirigeants du MBT où l’on pouvait voir El Hadj Abdelkader Tidjani veiller au grain, s’assurant de lui-même que chaque invité était convenablement servi, le tout dans la bonne humeur. Pour El Hadj Abdelkader Tidjani, c’était sa fête, sa victoire sur les nombreuses difficultés qui avaient émaillé l’histoire du club ! C’était l’aboutissement d’un travail de longue haleine et de tant de sacrifices. Il avait oublié, à cette occasion, ceux qui avaient parfois trahi sa confiance et ceux qui avaient fait montre d’ingratitude à son égard.

Les rares photos de cette fête sont l’œuvre de notre ami El Hadj Moussa Griou. C’est lui, le dépositaire de la mémoire, par l’image, de notre ville. C’est lui qui nous fera revivre ces instants merveilleux et nous ne le remercierons jamais assez pour la constitution de cette filmothèque impressionnante qu’il met à notre disposition à chacune de nos sollicitations.

En parlant de mémoire, nous ne pouvons pas passer sous silence notre ami Meziane Kamel. Une véritable encyclopédie ! Avec une mémoire phénoménale, il est capable de vous donner, bien des années après, le détail d’un match. Cet article a été écrit grâce à précieuse collaboration.

Ceci dit, faisons, ensemble, un petit détour pour nous remémorer le long et difficile chemin parcouru par notre MBT depuis sa création. Beaucoup de jeunes, actuellement, ne connaissent pas ou prou l’histoire de notre équipe de football. Toute une épopée !

Pour ce faire, nous avons fait appel à la mémoire de quelques joueurs à l’instar de Bouachaoui Ramdhane, Lakhdari Mohamed qui avaient connu le club depuis sa naissance ou qui avaient vécu ses exploits des saisons 1979/1980 et 1983/1984. Notre ami Moussa Griou dispose de deux interviews qu’il nous fera voir dans quelques instants.

Pour connaitre l’histoire du club et de son parcours dans les différents championnats auxquels il a participé, tous les jeunes de Tablat vous diront qu’il n’y a pas mieux que GUERS Yahia qui était secrétaire du club à l’époque (1979/1980).

Ne pouvant être présent parmi nous (il est aujourd’hui dans une clinique à Alger pour subir une opération chirurgicale. On lui souhaite un prompt rétablissement). Je vous livre, par conséquent, son récit que voici :

« modeste témoignage d’un acteur sur le match historique de mai 1979 entre le MBTablat et le NRBBerrouaghia, un match de barrage comptant pour l’accession en division inter-ligues ( ne pas confondre avec la Régionale qui était, à l’époque, l’équivalent de la Nationale II ).

Pour l’anecdote, le MBT accéda en Régionale Centre qui comprenait le MCA, L’USMA, l’USMBlida etc…et ce durant la saison 1983/1984 sous la houlette de Rabah Saadane mais ceci est une autre histoire….

Faisons un retour dans le temps pour comprendre le cheminement de notre cher club de football.

Des hommes tels que Menacer Abderazak, Tidjani Abdelkader et Rahim Omar, à l’époque de jeunes gens, ont décidé de créer un club de football à Tablat.c’était durant la saison 1963/1964.

Il faut rappeler que la ville de Tablat, sortie meurtrie par la guerre d’indépendance ne comptait, en 1962, que 500 habitants ( je dis bien cinq cents ! ). Il était, par conséquent, très difficile de former des équipes de seniors, de juniors ou une équipe de réservistes !

A cette époque, tous les jeunes valides ont porté les couleurs du club, l’EST c'est-à-dire l’Esperance Sportive de Tablat. Même les dirigeants chaussaient les crampons pour combler les postes non pourvus de titulaires !

Les difficultés étaient énormes et l’équipe recevait ses adversaires au stade de l’Arba puisque le stade de Tablat ne fut inauguré qu’en 1970 !

Mais notre devise était de PARTICIPER et créer, pour les jeunes, les fondements d’un club structuré »

Le mot de la fin a été dit par notre ami Yahia Guers : créer les fondements d’un club structuré en axant le travail sur la formation des jeunes. C’est le vœu de tout un chacun pour permettre au MBT de continuer à participer dans les meilleures conditions possibles au championnat de football pour remporter d’autres victoires inchAllah.

Pour ce faire, certains ont suggéré de multiplier ce genre de rencontres pour rendre hommage aux anciens joueurs et dirigeants et pour organiser des jubilés pour venir en aide à ceux qui auront un jour ou l’autre besoin de la solidarité de la communauté sportive de Tablat.

Je vous remercie pour votre attention et vous demande de m’excuser si j’ai été un peu long.

TEMOIGNAGES

Témoignages de M. Ramdhane Bouaichaoui

Témoignages de Mohamed Lakhdhari

PHOTOS

Quelques phases du match barrage joué le 25 mai 1979 au stade Si Hamdane de Médéa

Quelques phases du match barrage joué le 25 mai 1979 au stade Si Hamdane de Médéa

ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
On reconnait, à droite, Tahar Zeghouani et Tahar Sellali....

On reconnait, à droite, Tahar Zeghouani et Tahar Sellali....

Les supporters du MBTablat étaient nombreux à avoir fait le déplacement à Médéa.....

Les supporters du MBTablat étaient nombreux à avoir fait le déplacement à Médéa.....

El Hadj Abdelkader (Allah Yerhmou) entrant avec les joueurs dans les vestiaires.

El Hadj Abdelkader (Allah Yerhmou) entrant avec les joueurs dans les vestiaires.

ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
Les cousins, Mounir Tidjani, le président de l'APC de Tablat et Djamal Tidjani.

Les cousins, Mounir Tidjani, le président de l'APC de Tablat et Djamal Tidjani.

Au 2ème rang, lunettes  noires en guise de cravatte, on voit Rachid Sellali, le visage toujours souriant, à côté de Chikhi Ali, un ancien du MBT.

Au 2ème rang, lunettes noires en guise de cravatte, on voit Rachid Sellali, le visage toujours souriant, à côté de Chikhi Ali, un ancien du MBT.

Au premier plan, Meziane Djamel en grande discussion avec l'ancien joueur du MBT, Zagzi. Sur le même rang, on voit Maaziz Zoubir, Aoulmi Djamel et Yermeche Abdelkrim dit Barabas.

Au premier plan, Meziane Djamel en grande discussion avec l'ancien joueur du MBT, Zagzi. Sur le même rang, on voit Maaziz Zoubir, Aoulmi Djamel et Yermeche Abdelkrim dit Barabas.

Au premier plan, Ali Gahar et juste derrière , Rachid Zergui avec Mohamed Allag de Radio Mitidja et Ali Moussaoui.

Au premier plan, Ali Gahar et juste derrière , Rachid Zergui avec Mohamed Allag de Radio Mitidja et Ali Moussaoui.

ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
Les frères Ait Said en compagnie de Hamid Lakehal. En arrière plan, Réda Lakehal.

Les frères Ait Said en compagnie de Hamid Lakehal. En arrière plan, Réda Lakehal.

Parmi les premiers arrivés, Bougaci Abdelkader, Larbi Messaoud et Bouamama Mohamed, le premier président d'APC de Tablat ( de 1967 à 1977).

Parmi les premiers arrivés, Bougaci Abdelkader, Larbi Messaoud et Bouamama Mohamed, le premier président d'APC de Tablat ( de 1967 à 1977).

Au premier plan, Abdellah Ihaddadene et derrière, Mhamed Chérifi et son fils

Au premier plan, Abdellah Ihaddadene et derrière, Mhamed Chérifi et son fils

ACCESSION DU MBTABLAT - SOUVENIRS DU 25 MAI 1979
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 19:56

En cette journée ensoleillée du samedi 10 janvier 2015, l’administration du lycée de Tablat en la personne de Madame KHALFI Hadda, l’actuelle surveillante générale, a organisé une cérémonie à la mémoire de LAOUICHI Mohamed dit Boualem, ALLAHYERHMOU.

La famille LAOUICHI est originaire de Mezghenna -Tablat et Boualem, issu d’une fratrie de douze enfants ( Allah Ibarek), est né en mai 1963. Son destin l’a conduit à travailler comme surveillant au lycée de Tablat.

Durant le premier trimestre de l’année scolaire 1993/1994, les ennuis vont commencer pour les gens qui fréquentent ce lycée. Les employés, les élèves et les professeurs vont recevoir des lettres de menace. Aux professeurs et aux élèves, il leur a été intimé l’ordre d’arrêter immédiatement les cours et à l’administration de fermer tout simplement le lycée. Les menaces contenues dans ces lettres n’ont eu aucun écho chez leurs destinataires qui prenaient ainsi de gros risques. En effet, le lycée est situé à la périphérie de la ville et en contrebas d’une montagne, situation géographique qui permettait aux rédacteurs des lettres de menace de s’introduire facilement dans l’enceinte du lycée. C’est dans ce contexte que deux employés furent kidnappés : le jeune Abdenour, relâché après 24 heures et le professeur Mahfoud après une détention d’une dizaine de jours.

Le jour fatidique du 08/01/1994, les terroristes ont investi le lycée et ont immédiatement jeté deux grenades qui n’ont pas, heureusement, éclaté. Ils ont , ensuite, tiré sur LAOUCHI Boualem en le blessant très grièvement. Son collègue, le professeur d’espagnol, Djerdi Mohamed, était à ses côtés pour lui apporter les premiers secours. LAOUICHI Boualem a rendu l’âme juste après son arrivée à l’hôpital de Béni Slimane où il a été évacué.

En ce douloureux anniversaire, son frère Benyoucef, ses collègues, ses élèves et ses amis se sont tous retrouvés au lycée pour lui rendre un vibrant hommage de par leur présence et de par leurs témoignages. Tous ont été unanimes pour dire que Boualem , sachant qu'il était particulièrement visé, avait fait montre d’un courage sans faille devant ses bourreaux.

Après la lecture de quelques versets de la sourate AL BAQARA (on pouvait voir, ça et là, couler des larmes, cela est normal en pareilles circonstances) c’est l’hymne national « Kassaman » qui a été joué dans un silence solennel.

Ses amis ont réalisé, avec une certaine réussite technique, une vidéo d’un quart d’heure environ sur la vie de Boualem , vidéo qui a permis à ses amis et ses collègues de laisser leurs témoignages.

Allah Yerhmou et un grand remerciement pour tous les organisateurs qui ont fait que, grâce à cette journée, Boualem sera, 19 ans après sa mort, toujours présent dans nos esprits. Pour que nul n’oublie.

A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.

Boualem est à gauche avec son blouson en cuir....

Boualem est à gauche avec son blouson en cuir....

Toujours à gauche, avec ses amis...

Toujours à gauche, avec ses amis...

C'est Rachid Sellali qui est à gauche sur cette photo où on voit Boualem en quatrième position...Merci Rachid pour ces photos.

C'est Rachid Sellali qui est à gauche sur cette photo où on voit Boualem en quatrième position...Merci Rachid pour ces photos.

Une vue de l'amphi où s'est déroulée la cérémonie.....avec notre photographe attitré, Moussa Gueriou

Une vue de l'amphi où s'est déroulée la cérémonie.....avec notre photographe attitré, Moussa Gueriou

Au premier plan, Rachid Sellali avec LAOUICHI Benyoucef, le frère de Boualem avec, à ses côtés, son fils.

Au premier plan, Rachid Sellali avec LAOUICHI Benyoucef, le frère de Boualem avec, à ses côtés, son fils.

L' inamovible mécène, El Hadj Moussa Kadi qui ne rate jamais ce genre de manifestation pour apporter sa contribution....et avec le sourire !

L' inamovible mécène, El Hadj Moussa Kadi qui ne rate jamais ce genre de manifestation pour apporter sa contribution....et avec le sourire !

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:41

Kamel Boukhalfa et Djamal Tidjani vous présentent , à l'occasion de l'AID EL ADHEHA EL MOUBAREK, tous leurs voeux de piété, de santé et de bonheur.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 15:53

Il y ’a des articles qu’on ne veut pas écrire. Leur rédaction vous parait lourde, difficile. Pour moi, c’est le cas de cet article. Je ne voulais pas rédiger un papier sur le décès de Ammi Ahmed Daouadji, Makhiche pour nous autres tablatis.

Il faut dire que nous connaissions tous, du moins notre génération – les sexagénaires- le défunt Ahmed Daouadji pour l’avoir souvent entendu jouer du t’bal dans nos fêtes. Lui et ses deux amis, Djeddou Mohamed dit Moha Salem et Dahmani Ali dit « cent kilos » étaient inséparables dans les années 1960 et 1970. A eux trois, ils formaient un orchestre pour égayer toutes les cérémonies ; mariages ou circoncisions. La belle, la très belle époque pour nous.

On avait projeté de lui rendre visite – M’Hamed Talbi, Moussa Kadi et moi-même, à l’occasion de l’Aid El Fitr. Hélas ! On ne l’a pas vu. Toujours ce petit quelque chose qui vous retient à la dernière minute ! Ce petit quelque chose qui vous empêche de rendre visite à votre père, à votre mère, à un parent, à un malade. On reporte à chaque fois oubliant toujours que nul n’est maître de son destin ! Et à chaque occasion ratée, on se fait le même serment : ne plus répéter la même erreur, à l’avenir !

Et c’est pour ces considérations qu’à l’annonce de sa mort, en ce lundi 1er septembre 2014, on avait eu, tous les trois, la même pensée : on ne lui avait pas rendu visite !

Allah Yarhmou ! Allah Yarhmou et quIl ne pardonne notre négligence !

Notre seule consolation, c’est qu’on savait qu’il a été, jusqu’aux derniers moments de sa vie, entouré de la plus grande affection des siens : son épouse et ses enfants adoptifs, Nacer et Lakhdar sans oublier leurs enfants, ses petits enfants en quelque sorte. Notre consolation, c’est qu’on ne l’avait pas oublié, de son vivant et nous avons tous à l’esprit les grands moments que nous avions partagé avec lui et sa famille en cette journée mémorable du 20 février 2014 où la population de Tablat lui avait rendu un grand hommage. Avant cela, je lui avait consacré, dans ce blog, un article le 31 octobre 2010 , presque 04 ans déjà !

Le nombre important de personnes qui l’avaient accompagné à sa dernière demeure est un témoignage du respect de beaucoup de tablatis envers ce centenaire qui nous a quittés et qui a rejoint son Créateur. Repose en paix Ammi Ahmed.

A Allah nous appartenons et à Allah nous retournons.

Qu’Allah prête longue vie aux autres « vieux » de Tablat.

Djamal Tidjani.

Ammi Ahmed Daouadji Allah Yarhmou  et son ami El Hadj BETTACHE ( Qu'Allah lui prête longue vie)

Ammi Ahmed Daouadji Allah Yarhmou et son ami El Hadj BETTACHE ( Qu'Allah lui prête longue vie)

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 17:06

A l'occasion de la célébration de la journée de l'Etudiant, et à partir du lundi 19 mai 2014,

l'université d'El-Affroun porte désormais le nom d'Ali Lounici.

Je vous livre, ci-dessous, un article sur notre concitoyen Ali Louni ( Allah Yarhmou) que j'ai retrouvé sur le site de la wilaya IV historique.

LE CAPITAINE LOUNICI N’EST PLUS

Ali Lounici est décédé le 22 septembre 2006 à l'âge de 71 ans. El-Watan lui a consacré un article le 11 octobre

Il était des meilleurs

Le romantisme de la révolution algérienne nous a tellement marqués dans nos actes, que nous n’arrivons pas, jusqu’à aujourd’hui, à faire une analyse objective, froide, cynique des événements que nous avons vécus.

Cela parce que nous avons été formés à cette école que nous pourrions appeler des “romantiques idéalistes” qui ont sublimé leur révolution. Nous croyions en elle, nous en étions passionnés. Lycéens, étudiants, nous nous sommes donnés à fond. Mais à partir de 1962, nous avons commencé à douter. Nous avons assisté à la déviation. A ce que j’appelle, depuis, une entreprise d’usurpation. Non pas du genre “ôte toi de là que je m’y mette” mais une usurpation plus perfide, plus profonde. Morale ». Ali Lounici, capitaine de l’ALN, l’auteur de cette réflexion, s’en est allé, comme un olivier de moins dans le verger Algérie. Fourbe, la maladie l’a ravi à l’affection des siens, l’attachement de ses amis et le souvenir de ses nombreux compagnons d’armes. A pas feutrés, presque sur la pointe des pieds, il a quitté cette vie laissant derrière lui le fracas étourdissant des combats qu’il a livrés pour son pays, pour sa liberté. Son engagement remonte aux premières salves de la mitraille dans les djebels de l’Ouarsenis où il acquerra la confiance de ses supérieurs qui le nomment chef de région. Peu de temps après, son courage et son sens de la responsabilité seront encore une fois remarqués, particulièrement par le colonel Si M’hamed, dont il deviendra un précieux collaborateur un ami, disent certains témoins, ou même un confident, selon d’autres, ainsi il sera transféré vers la zone 2 comme capitaine, responsable politico-militaire. « C’est une zone immense », se souvient son ami le commandant Azzedine. « La plus vaste de la wilaya IV. Elle s’étale au nord sur la côte, entre Sidi Fredj et Bou Ismaïl, englobe tout l’est de la Mitidja entre Boufarik et Hadjout, occupe pratiquement tout l’Atlas blidéen, de l’est de Tablat aux portes de Khemis Miliana, comprend également tout le Titteri et s’ouvre au sud sur la steppe jusqu’à Ksar Chellala. A cette époque, précise-t-il, la zone 1 (région de Lakhdaria) était dirigée par Si Lakhdar, moi-même j’étais encore lieutenant ». Parfait bilingue, Ali Lounici, était un médersien qui poursuivait ses études dans le cycle qu’on appelait aussi le « franco-musulman ». Ces collèges et lycées étaient réputés pour la qualité de la formation qui y était dispensée et qui permettait l’accès à une double culture. Beaucoup de cadres, politiques notamment, en étaient issus avant même le déclenchement de la guerre de libération. « Il faut dire que la révolution a été un brassage de jeunes de tous les horizons sociaux et géographiques pour lesquels la politique était étrangère. Personnellement, je n’y entendais rien. Vaguement de gauche, je n’appartenais à aucun parti. C’est en montant au maquis, que j’ai rencontré la politique avec des armes à la main », nous déclarait-il dans un entretien qu’il nous avait accordé en mars 2004, en compagnie de son inconsolable compagnon de lutte et ami pour la vie, le capitaine Boualem Oussedik et dont nous reproduisons de larges extraits. Même si son bagage intellectuel semblait l’orienter plutôt vers le politique, il était aussi et surtout un homme de champ de bataille. Il a été blessé à plusieurs reprises, témoigne le lieutenant Mustapha Blidi qui se remémore « la violente bataille de Bouhandess en 1957, dans laquelle était engagé le commando Ali Khodja et le commando de la zone 2 au cours de laquelle Si Ali avait été atteint ». Analysant schématiquement les grandes phases de la révolution, il la subdivisait en trois périodes : « La première, disait-il, s’étale de 1954 à 1957. Avec tous les événements qui l’ont constituée comme le congrès de la Soummam et toutes les étapes de l’organisation, nous pouvons dire que c’était l’époque de l’épanouissement. Les jours heureux, de la révolution. Je parle bien évidemment de la wilaya que je connais, la mienne, la IV. Je me souviens que nous avions mis en pratique toutes les recommandations et instructions du Congrès de la Soummam. J’étais au maquis quand Si M’hamed et Ouamrane en étaient revenus. On ne mesurera jamais assez quelle a été l’importance du Congrès de la Soummam, sur la dynamique qui a mu le peuple algérien. Il lui a apporté le sentiment qu’il y avait désormais quelque chose de solide qui supportait tout l’édifice. Que la Révolution algérienne avait gagné en envergure. Le congrès a installé une organisation qui n’avait jamais existé auparavant et quelque soit ce que l’on peut reprocher à Abane Ramdane, on ne peut pas contester qu’il aura marqué de son sceau le Congrès et la révolution elle-même dans toutes ses dimensions. Nous avions 20 ans, quand Ouamrane nous avait réunis pour nous expliquer comment nous allions être organisés. L’Algérie divisée en wilaya, puis en zones, puis en régions et bien d’autres choses encore… Tout cela nous a donné de l’importance. Cela a nourri, en tous les cas pour moi, cette dimension romantique. Ca nous a donné ce formidable sentiment que nous avions déjà un Etat. Le Congrès de la Soummam a insufflé en nous quelque chose d’indicible… Nous étions des combattants de la foi, des passionnés, des romantiques pour y revenir, ce qui nous manquait c’était un support politique capable de mener notre combat vers un objectif plus précis encore que l’indépendance. Une cible plus lointaine encore ». Toutefois, à partir de 1957, Ali Lounici commence à être gagné par le doute. « Je pense, disait-il, que jusqu’en 1957, la période d’épanouissement des maquis, j’aurais fait le sacrifice de ma vie avec bonheur et joie. J’allais au feu, j’étais même téméraire. Mais après, j’ai commencé peu à peu à prendre conscience de l’évolution de la situation. Par la force des choses, nous étions devenus de la chair à canon, l’agneau sacrificiel, pour des gens qui à l’étranger menaient le “vrai” combat politique pour l’indépendance … Mon abnégation n’était plus la même. J’avais le sentiment que la révolution avait commencé à dévier et que c’est vers 1958 que, ce je continue d’appeler l’entreprise d’usurpation, a débuté… L’opportunisme a fait son apparition, ça a mené à l’assassinat de Abane. Depuis, les complots se sont multipliés. La révolution a certes été sublime, mais elle a aussi ses erreurs, ses aspects négatifs. Trop de morts, non pas seulement par le fait des Français mais aussi les nôtres… mais… était-ce inévitable ? » Poursuivant son analyse, il déplorait les « purges » drastiques dans les rangs de l’ALN par le fait d’officiers qui avaient succombé devant la machination du 5e bureau lequel avait élaboré une stratégie de déstabilisation diabolique. « Ils ne pouvaient, bien entendu, venir à bout de la révolution et de la détermination des Algériens. Tant qu’il resterait un “fellagha” derrière un buisson, la France mobiliserait encore des milliers d’hommes en armes. Mais il faut reconnaître qu’ils ont su étudier nos faiblesses et nous faire croire qu’il y avait partout et parmi nous des mouchards » « C’est venu de Kabylie. Cette région a été la première infestée. Le colonel Si M’hamed a été contaminé, aussi étonnant que cela puisse paraître. Voilà un homme exceptionnel, qui appréciait les intellectuels, il s’est entouré d’un état-major d’hommes aguerris, rigoureusement structuré. J’en parle, parce que je le connaissais bien. J’étais un peu son confident. Je l’accompagnais souvent dans ses tournées d’inspection… C’est à compter de cette époque que nous avons commencé à connaître de grosses difficultés. D’une part, parce que les Français se sont familiarisés avec nos méthodes de combat et qu’ils s’y sont adaptés. Ils ont créé les “commandos de chasse”, comme celui d’Aussaress, identiques aux nôtres. Ils s’habillaient comme nous et comme nous, ils marchaient la nuit ils n’ont certes pas réussi, dans leur entreprise, car ils ne connaissaient pas comme nous le terrain. Mais ils ont donné de rudes coups. Sur un autre plan, de notre côté, les déviances politiques et le non-respect des recommandations et décisions du Congrès de la Soummam se sont multipliés. Les primautés et priorités édictées ont été abandonnées. L’extérieur a pris le pas. Les Français ont dressé les lignes Morice et Challe à l’est et à l’ouest du pays. La souricière. Nous étions coupés de nos bases arrières : la Tunisie et le Maroc. Les armes que nous devions recevoir et qui nous étaient promises nous ne les avons jamais vues. Celles qui devaient être parachutées ne l’ont jamais été. Celles qui devaient arriver par la mer ne nous sont pas parvenues, les bateaux ayant été arraisonnés. J’ai moi-même enterré six mitrailleuses lourdes par manque de munitions. Dans la zone que je commandais, nous avions des mitrailleuses et au bout d’un certain temps nous étions à court de munitions, car une mitrailleuse 12/7 ça consomme, tout comme une mitrailleuse 30. Tout cela nous a fatigués. De plu, il faut dire qu’au départ, nous avions commis des erreurs, je dirais tactiques, tout particulièrement en Wilaya IV. Nous avions constitué des unités combattantes, des commandos, notamment de 70 hommes deux ou trois compagnies au grand maximum. Ces unités étaient légères. Les paysans pouvaient supporter, quoi que difficilement c’est vrai, l’intendance nécessaire. Mais la création par l’ennemi des zones interdites a rendu le ravitaillement problématique et nous avions parallèlement grossi nos unités. Ainsi nous nous déplacions avec 150 personnes et des bataillons de 500 hommes ! » Le retour du général de Gaulle au pouvoir va voir l’intensification de l’effort de guerre français avec l’aide massive de l’OTAN. Le plan Challe, qui a élaboré des opérations meurtrières, va ébranler les maquis sans néanmoins, les réduire. Pour Ali Lounici : « Les hommes, qui étaient montés en 1954, 1955, 1956 montraient des signes d’épuisement d’autant que la nourriture se faisait rare. Nous n’avions plus l’initiative. Nous étions sur la défensive. Les événements nous dominaient, nous imposaient leur rythme. Nous avions l’amère sensation de ne pas décider de notre destinée. Petit à petit, l’ALN a été décimée. Je me souviens qu’ayant passé en revue le commando de la zone 2 à un intervalle de 15 jours, il avait changé à 90 % ses effectifs. Tous ceux que je connaissais avec qui j’échangeais quelques amabilités avaient été tués dans les opérations du plan Challe. Les effectifs étaient renouvelés tous les huit jours. Tous les huit jours, il fallait remplacer les morts. Trop de morts ! » En pleine période des purges en 1958, le colonel Si M’hamed va trouver Ali Lounici pour lui dire : « Tu es fatigué au bout du rouleau… Vois-tu Si Ali, mieux vaut pour toi de t’en aller. Je vais t’affecter au commandement opérationnel à Oujda comme représentant de la wilaya IV ». Sur ce, il lui délivre un ordre de mission pour l’étranger. C’est ainsi que le capitaine Lounici se retrouvera sur les bancs de l’université en République démocratique allemande (la défunte RDA) pour préparer un diplôme d’économiste. De retour à Tunis et en compagnie de Boualem Oussedik, ils parcourront l’Afrique comme ambassadeurs, notamment au Mali et en Guinée auprès de Sékou Touré un inconditionnel, tout comme Modibo Keita, de l’indépendance de l’Algérie. « Sékou Touré, sachant que je représentais l’Algérie, nous raconte le défunt, entretenait avec moi des relations d’amitié. L’ambassadeur des Etats-Unis, lui-même qui n’avait pas obtenu de rendez-vous avec le chef de l’Etat guinéen m’avait demandé d’intercéder en sa faveur pour une rencontre. Il m’arrivait souvent de partager avec Sékou Touré un bol de riz à la présidence. Les événements africains de l’époque nous les avions vécus avec notre passion d’officiers de l’ALN. La cause des Africains était la nôtre. Je me souviens que j’étais avec Si Boualem Oussedik au Mali et que nous étions en contact avec les Mauritaniens qui préparaient leur indépendance, nous leur avions donné des cours d’éducation politique et une formation militaire. Dans tout cela, il y avait certes la main de Fanon, mais ces Africains disaient que lorsque nous nous regardions dans une glace, nous nous voyions noirs, Africains. Ali Lounici trouvera avec la création de la zone autonome d’Alger, étrangement passée sous silence par l’oraison funèbre devant son catafalque au carré des martyrs d’El Alia, une autre raison de s’engager comme à la première heure. « Nous sommes rentrés un peu avant les accords d’Evian. Nous étions en mission. Pourquoi ? Dans notre stratégie, car nous faisions aussi de la politique. Nous n’étions pas si naïfs… Pas des enfants de chœur. Nous avions des perspectives. Nous voulions amener le GPRA au pouvoir. Vous allez me dire pourquoi ce choix ? Rassurez-vous nous ne voulions pas un culte pour M. Benkhedda, le président du GPRA. Dans notre analyse, ni les wilaya de l’intérieur ni les personnes qui étaient à l’extérieur ne pouvaient réellement poursuivre le combat. Nous nous étions dit que Ben Youssef Ben Khedda était le plus proche de la démocratie. Car figurez-vous que nous en parlions déjà à cette époque. Notre objectif était d’amener le GPRA et son président à assurer une transition et à charge pour lui de prendre la décision d’organiser un congrès national du FLN qui allait permettre l’émergence d’une direction démocratique pour le pays et l’instauration du multipartisme, d’une assemblée élue démocratiquement. Nous pensions, en 1962 que le FLN devait achever sa mission avec un Congrès. Voilà ce que nous voulions ». Avec Azzedine, Omar, Boualem, Bouchaffa et moi, il y avait, je dirai, une certaine unité politique dans le groupe en ce sens que nous étions tous de gauche ou du moins nous regardions vers la gauche, nous étions politisés mais nous étions… marxiens plutôt que marxistes… Pour nous, la priorité c’était l’intérêt du peuple algérien et pour cette mission, l’intérêt du peuple d’Alger. Il y avait une dynamique, c’était celle de la Révolution algérienne que nous avons retrouvée dans les rues d’Alger. La mobilisation des énergies a été rapide, facile. Cela n’était pas tellement dû à notre sagacité, ni à notre intelligence. Les gens nous ont naturellement aidés. Nous avions quand même apporté notre touche intellectuelle. A vrai dire, nous réalisions un fantasme. Etudiants et universitaires, nous étions influencés par la commune de Paris, les écrits de notre compagnon Frantz Fanon qui, faut-il le rappeler, était l’ami de Omar Oussedik et de Azzedine. Ce qui fait que nous avions imprimé à notre action un caractère populaire. Et nous exercions en toute démocratie. Que s’est il donc passé en 1962 ? « Je crois que nous avions ressenti une espèce de lassitude. Une fatigue somme toute normale après sept années et demi de guerre. Et nous avions aussi ce sentiment, juste après la zone autonome, que dans nos analyses, nous ne traduisions pas avec toute la fidélité nécessaire la réalité du peuple algérien, même si nous avions combattu à ses côtés et partagé ses souffrances… Pour nous, l’Algérie devait déboucher sur une indépendance souriante ». Après celle-ci, Ali Lounici assumera des responsabilités diverses dont notamment la direction générale de la Société nationale des industries chimiques (SNIC). Et lorsqu’il se remémore son passé récent, il ne manque pas de se dire : « Je pense que l’erreur d’analyse que nous faisions à l’époque était de penser que le potentiel révolutionnaire accumulé allait permettre de reprendre le dessus, que la révolution allait s’imposer finalement, que la période de régression que nous traversions était passagère et que les choses allaient reprendre leur cours normal. Car à nos yeux, il était impossible qu’une aussi grande œuvre puisse se perdre et que le pays allait être géré de la façon que nous connaissons. « Il va y avoir un sursaut ». J’ai toujours de l’espoir, disait-il, les générations qui montent le portent en elles.

Boukhalfa Amazit

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